Résumé

Jules Boissière L'Indo-Chine avec les français

Irascible, bruyant, joueur, l'Annamite n'est, en revanche, ni âpre au gain, ni insolent, ni vindicatif. Mais ce qui séduira l'étranger, surtout quand il connaît le Chinois froid, cruel, dissimulé, c'est la douceur et la facilité de moeurs, la sympathie vite exprimée, la courtoisie des rapports, courtoisie vraiment exquise, même dans les classes illettrées de la population. Chez les Annamites, la vue d'un visage agréable suffit souvent à déterminer une durable affection.
Source : Gallica

Jules Boissière L'Indo-Chine avec les français

Certes, les Annamites le connaissaient, le Petit Lac, eux qui édifièrent sur ses deux minuscules îlots deux pagodes. Mais nos compatriotes étaient excusables de l'ignorer ou même, ne l'ignorant pas, de le dédaigner et méconnaître : des cases indigènes se pressaient sur ses bords et, pour descendre jusqu'à l'eau, il fallait, quittant les voies praticables, bien que fort sales, de la ville, se faufiler en d'étroites ruelles, longer en mille détours d'immondes paillotes où grouillait une population misérable, sautiller parmi les flaques puantes et les tas d'ordures
Source : Gallica

Jules Boissière L'Indo-Chine avec les français

Quand la lune resplendissante apparaît sous le portique, ses rais blanchissent le pont; ainsi la Science fait tout briller, au ciel et sur la terre. — La splendeur de la littérature s'élève jusqu'à l'étoile Dau du Nord ; l'ombre du pavillon tombe sur le Lac. — Cet admirable site est devenu le rendez-vous des lettrés ; ils y trouvent des endroits solitaires pour se livrer à l'étude et à la méditation, et d'autres endroits où ils se délassent de leurs fatigues ; ici, tout les réconforte, tout les inspire, la terre, l'eau, la montagne, la lune et la brise.
Source : Gallica

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