Jean de Cardaillac, Au Tonkin : impressions et souvenirs (1910)
“ Nous rentrons en ville par la porte Jean Dupuis, porte en briques, couronnée d'un petit pagodon célèbre, car c'est par elle que Jean Dupuis et Francis Garnier firent leur entrée à Hanoï. Si anémiantes que soient les chaleurs de l'été au Tonkin, l'humidité pénétrante et traîtresse de l'hiver rend celle saison plus redoutable que toute autre aux Européens. Si le choléra décime la population indigène en été, la peste ne l'épargne pas moins en hiver, s'allaquant même à l'élément blanc, qui est toutefois plus apte à y résister que l'Annamite malpropre, nonchalant et débile. ”
