Jean de Cardaillac

Résumé

Jean de Cardaillac Au Tonkin : impressions et souvenirs (1910)

Nous rentrons en ville par la porte Jean Dupuis, porte en briques, couronnée d'un petit pagodon célèbre, car c'est par elle que Jean Dupuis et Francis Garnier firent leur entrée à Hanoï.
Si anémiantes que soient les chaleurs de l'été au Tonkin, l'humidité pénétrante et traîtresse de l'hiver rend celle saison plus redoutable que toute autre aux Européens. Si le choléra décime la population indigène en été, la peste ne l'épargne pas moins en hiver, s'allaquant même à l'élément blanc, qui est toutefois plus apte à y résister que l'Annamite malpropre, nonchalant et débile.
Source : Gallica

Jean de Cardaillac Au Tonkin : impressions et souvenirs (1910)

La monotone et ennuyeuse escale que celle de Djibouti! Que l'on vienne de France ou que l'on s'y rende, cette halte, de quelques heures, sur des rivages désolés et incendiés de lumière est redoutée par chacun, si las soit-il d'un voyage déjà long entre ciel et mer. Néanmoins, rares sont ceux qui, le navire ayant jeté l'ancre, à l'aube, dans la baie, ne se laissent tenter par le chatoiement et l'extrême douceur des teintes féeriques qui précèdent, en ces pays orientaux, même les plus déshérités, l'apparition du soleil.
Source : Gallica

Jean de Cardaillac Au Tonkin : impressions et souvenirs (1910)

Sous un ciel gris et bas, un vent glacial siffle le long des rues, s'engouffre dans les portes, s'infiltre à travers les fentes des fenêtres mal closes. On gèle, en hiver, dans ces maisons de Hanoï, uniquement construites en prévision des rigueurs de l'été. Il y a, pour la forme, des cheminées, mais aucune n'est en état de fonctionner. Le mieux est de se résigner à avoir froid.
La fête du Têt, — renouvellement de l'année annamite, — bat son plein. Cette fête dure sept jours, les sept jours que Dieu consacra à la création des êtres.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature