Henri d' Orléans, Une visite à l'empereur Ménélick… (1898)
“ Tout semble tranquille à Addis-Ababa ; chacun regagne son foyer et la nuit gagne la ville. Je me demande en rentrant, après avoir poursuivi des gazelles au soleil, en regardant les grands arbres qui entourent les huttes et détachent leur profil sous le ciel blanchi par la lune, où je suis, et si le pays de l'ombre actuelle est bien le même que l'Afrique du soleil de midi. Il y a une quinzaine d'Européens à Addis-Ababa la grande majorité composée de nos compatriotes (n'en déplaise à ceux qui ne veulent pas reconnaître aux Français la faculté de s'expatrier) . ”
