Robert Du Bourg de Bozas, De la Mer Rouge à l'Atlantique à travers l'Afrique tropicale… (1906)
“ Pendant que M. du Bourg écrivait ces lignes et que ses compagnons méditaient, les Abyssins chantaient dans la nuit leur chant de triomphe et leurs Addo Cheva 1 disaient leur joie du meurtre vengé : ils n'auraient pas compris ces scrupules. Et la lune argentée des tropiques contemplait la scène, impassible, versant également ses rayons blancs et froids sur la tombe de l'assassiné et sur le corps de la victime expiatoire, sur les Européens anéantis, sur les Abyssins exultants, et sur le sombre lac, cause de tant de sauvagerie, de tant de drames et de tant d'héroïsme. ”
