Henri Méhier de Mathuisieulx, Explorateurs et terres lointaines (1912)
“ Plus loin, près d'un arbre au tronc vigoureux, un vieux roi de la solitude gît, abattu par la tempête et miné par les ans. Dans son flanc rongé habite le cobra, dont la morsure glace le sang, ou le boa aux anneaux d'acier. Le tigre royal rugit ou miaule à la tombée de la nuit ou à l'approche de l'homme ; le rhinocéros et l'éléphant ébranlent le sol dans leur course effrénée. Si parfois l'écho lointain répercute les grondements de l'orage et si l'éclaire illumine la nappe sombre de la verdure, l'âme, comme malgré elle, est saisie de terreur. ”
