Résumé

Constant Améro Les contrées mystérieuses et les peuples inconnus (1884)

Parmi les savanes, il y a principalement celles qui sont l'inépuisable pâturage du bison, les bonnes prairies; nous en avons parlé.
Vertes comme l'émeraude, unies comme la surface d'un lac endormi, le vent qui court au-dessus d'elles couche leurs herbes soyeuses, produisant des taches mouvantes d'ombre et de lumière comme si des nuages rapides courant devant le soleil cachaient par intervalles son éclat.
Le bison n'habite pas seul ces gras pâturages ; l'antilope s'y montre souvent, et parfois se dessine au loin la fugitive silhouette d'un cheval sauvage du blanc le plus pur.
Source : Gallica

Constant Améro Les contrées mystérieuses et les peuples inconnus (1884)

En hiver, le froid est extrême ; en été, la chaleur accablante, mais les deux saisons présentent un égal danger, et les tempêtes fréquentes de ces régions engloutissent les caravanes aussi bien sous des flots de neige que sous des tourbillons de sable. — Un nuage d'un bleu sombre apparaît à l'horizon : c'est une montagne.
Pendant les premières journées de marche, le silence du désert s'empare de l'âme comme d'une sorte d'enchantement.
Source : Gallica

Constant Améro Les contrées mystérieuses et les peuples inconnus (1884)

Le nuage qui passe s'y mire. Les urubus et les condors viennent y lustrer leur plumage. Le sol, formé de sable et d'humus et tapissé d'herbes roses, est coupé, çà et là, par de profondes ornières. Les évolus et la sauge pourpre dérobent aux yeux les fondrières et les ravins ; l'œnothère épineuse émaille de fleurs la vaste plaine.
Après quelques journées de marche se présentent de vastes et verdoyants pâturages, de grasses prairies. Le sol, qui a été longtemps
marécageux est encore humide, car nulle part dans les pampas la végétation n'est aussi belle.
Source : Gallica

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