Résumé

Alfred Driou Le Livre d'or des grandes curiosités du globe… (1870)

Seulement il court, il court encore, il court toujours. Pourtant, si la tempête atteint le paroxysme de la fureur, alors il creuse du pied le sable, et y cachant l'extrémité de sa tête, il attend le terme de la tourmente.
Buffon a appelé le désert une lacune de la nature, et il a dit vrai.
Nulle trace de végétation; pas la moindre touffe d'herbe ; de l'eau, en aucun lieu. Partout le sable s'accumule en monticules apportés ici par le simoun, aujourd'hui, et, demain, transportés ailleurs. Et lorsqu'un de ces épouvantables phénomènes du désert se déclare, toute trace de sentier disparaît.
Source : Gallica

Alfred Driou Le Livre d'or des grandes curiosités du globe… (1870)

Le jaguar est l'ennemi du caïman. Il connaît les heures de la sieste de l'amphibie. Aussi se met-il à l'affût dans les hautes herbes des rives d'un fleuve, et, là, il attend. Le saurien parait et s'étale à son aise sur le sable. A un moment donné, le caïman bondit en sursaut et se précipite dans l'eau. Mais une traînée de sang révèle que le jaguar lui a fracassé le crâne. Cela suffit au tigre; sa vengeance accomplie, ou plutôt sa haine, il rentre majestueusement dans la forêt, et cherche curée d'autres victimes.
Source : Gallica

Alfred Driou Le Livre d'or des grandes curiosités du globe… (1870)

C'est un cirque immense, aux rebords hardis, chargés de végétation, cratère gigantesque d'un volcan non éteint, mais dont on ne connaît qu'une éruption, celle de 1198.
Un sol blanc, saturé de soufre et d'alun, forme une voûte sur laquelle on marche et qui cache les profondeurs du volcan, mais d'où s'exhale une telle chaleur qu'il suffit d'y creuser un trou, de placer dans ce trou un vase quelconque et de mettre de l'eau dans le vase, pour en voir bouillir le contenu peu d'instants après. Pendant la nuit, cette terre ardente que l'on foule aux pieds projette des flammes bleuâtres.
Source : Gallica

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