Alfred Driou, Le Livre d'or des grandes curiosités du globe… (1870)
“ Seulement il court, il court encore, il court toujours. Pourtant, si la tempête atteint le paroxysme de la fureur, alors il creuse du pied le sable, et y cachant l'extrémité de sa tête, il attend le terme de la tourmente. Buffon a appelé le désert une lacune de la nature, et il a dit vrai. Nulle trace de végétation; pas la moindre touffe d'herbe ; de l'eau, en aucun lieu. Partout le sable s'accumule en monticules apportés ici par le simoun, aujourd'hui, et, demain, transportés ailleurs. Et lorsqu'un de ces épouvantables phénomènes du désert se déclare, toute trace de sentier disparaît. ”
