Résumé

Charles Delon Cent tableaux de géographie pittoresque… (1882)

Sur toute l'étendue de ces sommets que nous foulons, la terre végétale ne peut pas s'accumuler, former une épaisseur notable. Imaginez une averse, une pluie d'orage: l'eau fouette le sol, elle ruisselle, rapide et fangeuse ; elle se précipite, trouble, jaunie, sur les pentes; elle gratte le sol, le ravine de mille petites coupures, enlève et emporte le sable, l'argile, — la terre, enfin ; cette terre ainsi emportée va se déposer au bas des versants, là où la pente est moins rapide, ou bien elle s'arrête sur les pentes mêmes, si quelque obstacle la retient.
Source : Gallica

Charles Delon Cent tableaux de géographie pittoresque… (1882)

A l'hiver — et l'hiver, dans la Sibérie, dure les deux tiers de l'année, — le sol a partout disparu sous l'immense linceul de neige jeté sur toutes les terres du Nord. Un vent glacé soulève en tourbillons cette neige fine et
poudreuse comme celle des montagnes, tantôt l'étale en nappes, tantôt l'amasse en collines. A l'été, le soleil des longs jours fait fondre la neige ; un dégel rapide change la plaine blanche en marécage : encore la surface seule est dégelée ; dans la profondeur la terre reste glacée.
Source : Gallica

Charles Delon Cent tableaux de géographie pittoresque… (1882)

Quand l'inclinaison d'une pente est plus forte que la moitié d'un angle droit, il devient impossible de la gravir sans le secours de marches taillées dans le roc ou de sentiers en zigzag. Plus loin vous pouvez voir une haute paroi de roche taillée à pic, comme une gigantesque et massive muraille, ébréchée, demi-ruinée. Pourtant, pris en somme, l'ensemble des pentes de notre colline est plutôt allongé que raide; et sa largeur à la base, au pied, est beaucoup plus grande que sa hauteur. Il en est ainsi presque toujours, même pour les plus hautes montagnes.
Source : Gallica

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