Charles Delon, Cent tableaux de géographie pittoresque… (1882)
“ Sur toute l'étendue de ces sommets que nous foulons, la terre végétale ne peut pas s'accumuler, former une épaisseur notable. Imaginez une averse, une pluie d'orage: l'eau fouette le sol, elle ruisselle, rapide et fangeuse ; elle se précipite, trouble, jaunie, sur les pentes; elle gratte le sol, le ravine de mille petites coupures, enlève et emporte le sable, l'argile, — la terre, enfin ; cette terre ainsi emportée va se déposer au bas des versants, là où la pente est moins rapide, ou bien elle s'arrête sur les pentes mêmes, si quelque obstacle la retient. ”
