Résumé

Auguste Baron Les merveilles de l'ancien monde et du nouveau… (1880)

Plus loin, c'est encore une plaine couverte de dalles comme l'intérieur d'un beau temple. La pierre succède au granit, et le marbre à la pierre.
Çà et là, des plantes vivaces, qui s'efforcent d'arrêter et de solidifier le sable, s'échappent du sein de la terre et charment un instant vos regards attristés. Dans ce vaste espace silencieux et inoccupé, se trouvent réunis, mais confondus dans un effroyable chaos, les débris d'une création antédiluvienne, ou les informes matériaux d'un monde que l'homme peut un jour façonner.
Source : Gallica

Auguste Baron Les merveilles de l'ancien monde et du nouveau… (1874)

Un jour viendra où le ciel déchaînera de noires légions vengeresses, dont les bras vigoureux vous envelopperont, monstres, et vous serreront dans une telle étreinte que vos os en craqueront, et que votre sang s'élancera en gerbes jaillissantes pour laver le sol que vous aurez tant de fois profané par d'innombrables et sanglantes hécatombes. Déjà j'entends l'Amérique, votre nid, vautours, qui laisse arriver jusqu'à nous le grincement du fer qui s'émoud contre elle dans l'ombre et dans le silence, mais qui bientôt brillera au grand jour.
Source : Gallica

Auguste Baron Les merveilles de l'ancien monde et du nouveau… (1874)

Le soleil reluit sur ces masses unies comme sur une armure, tandis que le revers de la colline est plongé dans l'ombre. Celui qui peut, du sommet aigu d'un de ces pics rocailleux, promener ses regards sur les eaux du fleuve, aperçoit les arbres immenses se balancer en groupes de verdure, comme une touffe d'herbes; les mâts des sloops semblent la tige d'un volcan. Les vautours planent, d'un roc à l'autre, et traversent l'espace des doux rives sans s'inquiéter des bateaux qui passent au-dessous d'eux.
Source : Gallica

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