“ L'Anio, ou Teverone, ou Aniene, car il a tous ces noms, arrive ici des vallées élevées qui servent de bases aux groupes du mont Janvier. Il y rencontre la brusque coupure d'une gorge qui, par un détour, doit l'emmener, triste et souillé de toutes les eaux corrompues du steppe de Rome, jusqu'au Tibre. Avant d'entrer dans l'affreux désert, il s'élance fier, bruyant et limpide, comme pour faire ses adieux à la vie, à l'air pur, aux splendeurs des hautes régions; mais cet emportement de puissance mettait en danger la montagne où est Tivoli. ”
Anio
Définition et enjeux
Citations sur “Anio”
Ardo Smaragdus, Vie de saint Benoît d'Aniane (1875)
“ Nous croyons émettre une conjecture très-vraisemblable en disant qu'Aniane vient du mot Anionus (dont on aura fait Anianus) , qui est un diminutif signifiant petit Anio. C'est une réminiscence du séjour de Benoît en Italie *. On sait que l'Anio est un affluent du Tibre, ayant son embouchure dans ce fleuve, un peu au-dessus de Rome. On a lu précédemment le récit de l'incident qui fut décisif dans la vie de notre Saint, lorsque sur le point de périr dans les eaux, avec son frère, Benoît fit vœu de se faire Religieux. ”
duc de Raguse Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont, Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse…
“ L'Anio, qui serpente dans la plaine, anime ces belles lignes. Ses champs sont d'une fertilité extrême. La terre est excellente et rend vingt-cinq pour un de la semence en froment. Il ne faut que des bras, de la culture et des arbres pour en faire le plus beau pays de la terre. Nous traversâmes deux fois l'Anio. La seconde fois on passe auprès du tombeau élevé à Plautius, ancien gouverneur de l'Illyrie, par ordre du sénat. Le discours à sa louange, tenu par l'empereur Vespasien, est gravé sur le marbre. Ce tombeau est dans la forme et des dimensions approchant de celui de Cecilia Metella. ”
Marie-Nicolas Bouillet, Bouillet - Atlas universel d'histoire et géographie… (1865)
“ En continuant de remonter l'Anio, on arrive à la villa de Néron, à Sublaqueum (Subiaço) ; plus près de Tibur, dans les montagnes des Èques, on reconnaît encore des ruines qui marquent sans doute l'emplacement de Sassula et d'Empulum ; la station des Aquæ Albulæ, à 4 m. de Tibur sur la route de Rome, avec les bains d' Agrippa, encore debout, près du Lago delle Isole Natanti. Entre l'Anio et la via Appia : Antemnæ, au confluent de l'Anio et du Tibre, et avant d'arriver à l'Anio, en partant de Rome, comme le nom l'indique (Ante amnem) ”
Camille Germain de Montauzan,
Les Aqueducs antiques de Lyon
(1908)
“ S’ils ont établi des siphons à l’aqueduc d’Alatri et à ceux de Lyon au lieu d’élever des arcades, c’est à cause de la hauteur démesurée qu’exigeaient celles-ci. À Rome, la hauteur nécessaire, bien que très considérable — elle va jusqu’à 34 mètres à la ligne Claudia-Anio novus — n’avait rien d’anormal. ”
Alphonse de Lamartine,
Poésies de A. de Lamartine
(1925)
“ Oui, l'Anio murmure encore Le doux nom de Cynthie aux rochers de Tibur ; Vaucluse a retenu le nom chéri de Laure ; Et Ferrare au siècle futur Murmurera toujours celui d'Eléonore. Heureuse la beauté que le poète adore ! Heureux le nom qu'il a chanté ! Toi qu'en secret son culte honore, Tu peux, tu peux mourir ! dans la postérité Il lègue à ce qu'il aime une éternelle vie ; Et l'amante et l'amant, sur l'aile du génie, Montent d'un vol égal à l'immortalité. Ah ! si mon frêle esquif, battu par la tempête, Grâce à des vents plus doux, pouvait surgir au port ; ”
Alfred Driou, Le Livre d'or des grandes curiosités du globe… (1870)
“ C'est un véritable chaos sur lequel une admirable végétation cherche à se cramponner. Là, tout en se ruant dans le gouffre qui forme le point terminal de la vallée, l'Anio traverse, en écumant, de très belles grottes, celles de Neptune et des Sirènes pour aller reprendre, à deux cents pieds plus bas, son cours paisible vers la campagne de Rome, où il se jette dans le Tibre. Quelles magnificences n'attend-on pas de la belle Italie? Malheureusement nous avons si peu de place à donner à une aussi riche matière, que nous pouvons à peine effleurer les grandes sciences de la nature. ”
Eugène Roch, Le bourreau de Rome (1836)
“ Bientôt ïe sol va manquer à l'onde , la terre qui semblait la porter avec orgueil, va brusquement se, refuser à ce fardeau, et d'un seul mouvemerit, shenfoncer de cent pieds sous des roches aiguës. L'Anio s'approche avec confiance, atec majesté. Il arrive, il semble ne pas lavoir le précipice. Déjà il est au bord. Sôta cours l'entraîne, il tombe d'un saut imriiense et tombe de nouveau, sa chute retentit ef Retentit encore ! ce n'est plus qu'une longue chiite, ce n'est plus qu'un long fracas! ”
Charles Loriquet, Catalogue historique & descriptif du musée de Reims… (1881)
“ Toile. H. 1,90. — L. 2,80. L'Anio ou Teverone prend naissance au mont Tarino, sur la limite du royaume de Naples et des Etats de l'Eglise ; il se jette dans le Tibre à une lieue nord de Rome. Son cours est presque toujours, comme on le voit ici, resserré entre des montagnes pittoresques. Malgré les femmes "et le troupeau que l'on aperçoit dans la verdure sur le petit plateau à droite et sur son versant, malgré le pâtre qui vient avec ses bœufs s'abreuver à l'eau du fleuve, le silence et la fraîcheur du lieu ont quelque chose de sauvage ”
Auguste Bouché-Leclercq,
Histoire de la divination dans l'antiquité…
(1879-1882)
“ Apollon affirmait donc à Délos ses facultés mantiques , mais comme il le fait dans le monde d' Homère , en accordant le don de divination à des individus qui en usent ensuite librement et le portent partout avec eux . L' histoire d' Anios suffirait à elle seule à prouver qu' il n' y a pas eu à Délos d' oracle apollinien . Tandis que , partout où se fondent des instituts de ce genre , les corporations sacerdotales se serrent autour d' un ancêtre qui a fixé au sol son privilège personnel , la famille d' Anios se disperse à plaisir et disparaît dès la première génération . ”
Anna Nikitična Annenskaâ, Olga Potanine. Traduit du russe par Léon Golschmann… (1898)
“ Toi, par exemple, qui passes toute la journée à pousser l'aiguille, tu ne comprends rien à ce que disent Mitia et Létia avec leurs camarades, tandis que moi, je comprends et je peux causer de tout avec eux. — Mais moi, je n'ai pas besoin de cela, répliquait Aniouta. A quel propos me mêlerais-je à la conversation des garçons? Ils ont leurs occupations; moi, j'ai les miennes. — Eh bien ! oui ; aussi te tiennent-ils pour une sotte et une ignorante; or, je ne veux pas qu'ils aient la même opinion de moi ”
Auguste Bouché-Leclercq,
Histoire de la divination dans l'antiquité…
(1879-1882)
“ « Tout parut trembler soudain , le temple et le laurier du dieu ; toute la montagne semblait s' agiter autour de nous et la cuve du trépied se mit à mugir au fond de l' adyton grand ouvert . Nous nous prosternons à terre et une voix vient frapper nos oreilles1 . » Cette voix est celle de Phœbus lui-même qui n' a besoin ici d' aucun instrument ni d' aucun interprète . La hardiesse de la fiction nous dispense de discuter ce procédé sommaire . Ovide nous parle bien plus longuement du prêtre Anios et surtout de ses filles ; mais il mentionne sans le moindre détail la consultation d' Énée 2 . ”
Anna Nikitična Annenskaâ, Olga Potanine. Traduit du russe par Léon Golschmann… (1898)
“ Et maman et Aniouta qui en parlent comme d'une chose inévitable, même agréable ! Aniouta lui promet même dans l'avenir un sort pareil à celui-là! Non, non, pour rien au monde ! Elle n'a besoin ni de belles toilettes ni de théâtre ! Personne ne dit à Mitia que lorsqu'il sera grand, il sera obligé de se soumettre à quelqu'un ; au contraire, tout le monde dit qu'il pourvoira lui-même à tous ses besoins; eh bien ! elle aussi, elle arrangera sa vie comme Mitia; elle gagnera tout ce qu'il lui faudra; mais pour rien, rien au monde, elle ne se mariera comme se marie la pauvre Aniouta... ”
Auguste Bouché-Leclercq,
Histoire de la divination dans l'antiquité…
(1879-1882)
“ On voit qu' a Délos la religion d' Apollon était accommodante et ne visait pas au monopole de l' art divinatoire . Brizo et Glaukos répondaient mieux que le fils de Lêto aux besoins d' une population où tout le monde , indigènes et voyageurs , avait affaire a la mer . Apollon avait aussi ses devins , dont quelques-uns peut-être se croyaient les descendants ou les héritiers du héros Anios . La légende d' Anios , fils et prêtre d' Apollon , et de ses filles les Œnotropes , qui nourrirent pendant neuf ans toute l' armée d' Agamemnon , date au moins du temps de Phérécyde 1 ”
Henri Focillon,
Raphaël
(1921)
“ Lq saint Jean Baptiste des Ansidei a le ressenti de dessin d'une figure de Verrocchio, avec une tête toute péruginesque. Dans la Vierge de Sanl'Anianio, d'atmosphère et de sentiment ombriens, l'étude de la position respective des mains dans l'étagement des figures, la diagonale (malaisément tendue) que détermine le mouvement du petit saint Jean révèlent l'inquiétude d'une compo- sition nouvelle. ”
Actes des Apôtres, Nouveau Testament
“ Pierre lui dit : Ananias, pourquoi Satan a-t-il rempli ton cœur, au point que tu mentes au Saint-Esprit, et que tu aies retenu une partie du prix du champ ? S’il n’eût pas été vendu, ne te restait-il pas ? Et, après qu’il a été vendu, le prix n’était-il pas à ta disposition ? Comment as-tu pu mettre en ton cœur un pareil dessein ? Ce n’est pas à des hommes que tu as menti, mais à Dieu. Ananias, entendant ces paroles, tomba, et expira. Une grande crainte saisit tous les auditeurs. Les jeunes gens, s’étant levés, l’enveloppèrent, l’emportèrent, et l’ensevelirent. ”
Richard Wagner,
La Tétralogie de l'Anneau du Nibelung
“ Le souffle de latinité qui revient du Midi, comme aux plus beaux jours de l'âge gallo-romain, anime savamment cette intime, nerveuse vie monastique, fine et puissante, réorganisée par saint Benoit d'Aniane, par lui préparée à recevoir un tel souffle!Excepté Jean Scott Erigène, si l'immortel effluve oriental de sapience ne suscite pas encore de grands théologiens, déjà apparaissent les grands canonistes: Hincmar, Benoit d'Aniane. ”
Ardo Smaragdus, Vie de saint Benoît d'Aniane (1875)
“ Que Celui qui peut rendre pur ce qui était impur, qui peut faire d'un pécheur un saint et d'un impie un juste, daigne nous admettre dans son royaume éternel , où , en compagnie des Bienheureux , nous chanterons le cantique nouveau. Je vous supplie, très-cher Père, puisque vous avez bien voulu porter toujours beaucoup d'intérêt aux Religieux du monastère d'Aniane , de continuer à veiller sur eux plus encore après ma mort. ”
Michel Ribaud,
Japonais et Ainos dans le Yeso…
(1897)
“ C'est aux dieux que les Ainos offrent la victime, afin de leur être agréables et de se les rendre propices. L'Aino montre ainsi que, comme l'homme de tous les temps, « il vit sous la main d'une puissance irritée qui ne peut être apaisée que par des sacrifices (1) ». Nous disons un vestige, car le véritable sacrifice ne se fait que par l'effusion du sang, avec une idée d'expiation, et les Ainos, à proprement parler, ne font pas couler le sang de la victime, mais l'étouffent. ”
Ardo Smaragdus, Vie de saint Benoît d'Aniane (1875)
“ S. Benoît et S. Guilhem ont sanctifié nos ayeux ; n'avons-nous pas le droit d'espérer que, si leur souvenir est pieusement entretenu dans les âmes, il y produira de salutaires effets? Une raison spéciale me semble aussi recommander l'étude de la sainte vie du Fondateur d'Aniane. C'est lui qui a, parmi les moines de nos contrées occidentales, cherché, avec le plus de persévérance et de succès, à tracer la synthèse de la vie religieuse, en étudiant dans son ensemble toute la législation surnaturelle de cette admirable profession. ”
Michel Ribaud,
Japonais et Ainos dans le Yeso…
(1897)
“ Nous avons vu qu'au-dessus de leurs dieux innombrables les Ainos admettent un dieu suprême, maître de toutes choses, qu'ils croient à une survie de l'âme après la mort, aux récompenses et aux châtiments à venir. ”
Ardo Smaragdus, Vie de saint Benoît d'Aniane (1875)
“ La ville d'Aniane, bien qu'elle ne soit pas le lieu de la naissance de Benoît, n'en a pas moins le droit de revendiquer comme sienne la mémoire de ce grand Saint, puisqu'il a été, par le fait de son établissement religieux, le fondateur de la localité; ce lieu était, de plus, une terre de son patrimoine; il y passa presque toutes les années fort nombreuses de sa vie religieuse ”
Ardo Smaragdus, Vie de saint Benoît d'Aniane (1875)
“ Lettre de S. Benoît aux Moines d'Aniane. « A Georges, Abbé du monastère d'Aniane, ainsi qu'à tous nos enfants et à nos frères qui y vivent fidèlement sous la règle de notre Père S. Benoît, salut dans le Seigneur de la part de Benoît, le dernier de tous les Abbés , se trouvant actuellement au terme de sa course ici-bas. » Ce qui. m'occupe le plus, ce que j'ai le plus à cœur, c'est le désir de votre avancement dans la pratique parfaite de la vie régulière. Je n'ignore pas , au l'issue des Vêpres, se fait la procession solennelle, où sont portées triomphalement les reliques de S. Benoît. ”
Jenny Bastide,
Anaïs, par Mme Camille Bodin (J. Bastide…
(1840)
“ Anaïs si malheureuse, si abandonnée ; Anaïs mourante! — Oh! mon Dieu, dit-elle en joignant les mains, vous m'avez laissé du sang pour réchauffer le sien, vous m'avez donné une âme pour ranimer la sienne. Non, elle ne mourra point, elle ne peut mourir. Vous ne l'enlèverez point de ces bras qui ont soutenu sa première enfance, vous lui donnerez le temps de vivre pour se repentir, pour expier. 140 ANAÏS. Et Mathilde ressaisit l'espérance ; elle arrive toujours quand on croit en Dieu. Elle reprit les pages écrites par sa malheureuse cousine ; le jour parut qu'elle les relisait encore. ”
Eugène Notin, Panégyrique de Saint-Aignan, patron de la ville et du diocèse d'Orléans… (1867)
“ Ce fut là, dans l'année 358,que Dieu réjouit le cœur de cette chrétienne famille par la naissance d'un second fils qui reçut le nom d'Anianus : c'est notre saint Aignan 1 Son enfance, comme celle de son frère, se développa sous les heureuses influences de la religion ; de bonne heure tournée vers Dieu par les inspirations d'une pieuse mère ; fortifiée par tous les exemples du foyer domestique, elle grandit comme une tendre fleur, à l'abri des souffles dangereux. ”
Abraham Constantin,
Idées italiennes sur quelques tableaux célèbres…
(1840)
“ Au Vatican, la première tapisserie que l'on rencontre placée contre le mur gauche de la galerie, en face des fenêtres donnant sur le jardin particulier du Pape, représente la Mort d'Ananias. Admirable expression d'étonnement de ce jeune homme à genou regardant Ananias qui se débat sur le sol. Au dessus du profil de ce jeune homme, sublime tête de femme qui d'horreur détourne un peu les yeux. Il n'y a pas dix têtes de Raphaël plus belles que celle-ci. Tableau supérieurement composé : non seulement on comprend à l'instant le sujet, mais encore les yeux ont du plaisir à détailler les groupes. ”
Voltaire,
Œuvres complètes de Voltaire
“ Anius, qui fut roi tout ainsi qu’il fut prêtre, Mange à deux râteliers, et doublement est maître. Ce charlatan Anius n’était roi que de l’île de Délos, très-chétif royaume, qui, après celui de Melchisédech et d’Yvetot, était un des moins considérables de la terre ; mais le culte d’Apollon lui avait donné une grande réputation : il suffit d’un saint pour mettre tout un pays en crédit. ”
Ardo Smaragdus, Vie de saint Benoît d'Aniane (1875)
“ Il fit un recueil considérable d'ouvrages (1) ; il pourvut aussi son monastère de riches ornements, nombre d'hommes instruits qui allèrent renouveler les études dans les monastères de France, d'Italie et d'Allemagne. Trois moines écrivains se rattachent à ces origines littéraires d'Aniane, savoir : un moine anonyme, auteur d'une chronique; Ernold le Noir, qui fut abbé d'Aniane, et Ardon Smaragde, le biographe et le disciple de notre Saint. ”
Collectif, Magasin d’Éducation et de Récréation
“ Aïno, viens un peu près de nous, que je fasse les présentations dans les règles. Allons, secouons les pattes : Aïno Mérander, Minna Warmroth. Voilà qui est fait. » Aïno, une douce blonde, aux cheveux cendrés, sourit, et, à son tour, voulut « m’en montrer une bonne ». Une brune fillette, dont les yeux semblaient des pervenches fleuries, s’avança : « Celle-là, dit Aïno, c’est Sigrid, notre amie Sigrid ; tout le monde l’aime et vous ferez comme tout le monde, vous ne pourrez pas vous en empêcher. » ”
Paul Scarron,
Le Virgile travesti
“ A ces vilains visages-là D’Aeneas le sang se gela Il saisit son fer par la garde : "Monsieur Aeneas, prenez garde, Dit la Sibylle, ces vilains Sont corps fantastiques et vains, Qui découpés ne peuvent être." ”
“ Et Ainéias saisit un lourd rocher, tel que deux hommes de maintenant ne pourraient le porter ; mais il le remuait aisément. Alors, Ainéias eût frappé Akhilleus, qui se ruait, soit au casque, soit au bouclier qui le préservait de la mort, et le Pèléide, avec l’épée, lui eût arraché l’âme, si Poseidaôn qui ébranle la terre ne s’en fût aperçu. Et aussitôt, il dit, au milieu des dieux immortels : — Hélas ! je gémis sur le magnanime Ainéias, qui va descendre chez Aidès, dompté par le Pèléide. L’archer Apollôn a persuadé l’insensé et ne le sauvera point. ”
