Eugène Roch

Résumé

Eugène Roch,  Le bourreau de Rome (1836)

“ Dans un enivrement plein de trouble, dans une extase mêlée d'agitation, Albinius, d'un air suppliant, était aux genoux de Faustula, défaite, tremblante, et noyée dans les pleurs. Tableau touchant, et qu'une seule pensée rend affreux ! Innocente Faustula, qu'avais-tu fait aux Immortels pour qu'un tel spectacle n'attirât pas leur pitié? Ah! puissent tes regards, qui se lèvent humides vers le ciel pour l'implorer, ne plus s'abaisser sur la terre ! Puisse la lumière se tarir pour toi, et la vie s'envoler de tes lèvres, comme un vain souffle, avant que tu apprennes quel mortel est à tes pieds ! ”
Source : Gallica

Eugène Roch,  Le bourreau de Rome (1836)

“ Peut-être me fuira-t-il bien vite, je « crains de perdre dans tes embrassemens « jusqu'à mes remords! »
Jamais la pudeur ne s'était montrée plus animée sur les joues de Faustula, et ne les avait parées avec plus d'éclat, que dans cet instant où elle faisait vœu de l'abjurer. On aurait cru, au contraire , qu'elle venait de se placer sous sa sauvegarda, et d'étaler pour la première fois son fard délicat : tel est le charme de cette fleur de l'innocence que l'on ne
peut en parler sans la faire éclore, ni la respirer sans en être embelli.
”
Source : Gallica

Eugène Roch,  Le bourreau de Rome (1836)

“ Lorsque l'irritation morale est parvenue à une extrême intensité, elle ne peut croître à moins que la raison ne se renverse et ne soit paralysée par l'effet de ces terribles secousses; alors la folie furieuse enlève à l'humanité la créature qu'elle dégrade par des excès dépourvus même de l'instinct de la brute, et qui n'a plus de rang assigné parmi les êtres agissans; près de subir d'aussi dangereuses commotions, Faustula recule soudain devant ridée de l'attentat qu'on lui a prédit. Non, il ne saurait se réaliser! Il faudrait un Tibère pour exécuter l'arrêt qu'un Tibère a porté. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature