Fernand de Vazquez

Résumé

Fernand de Vazquez,  Esclave amoureuse (1913)

“ Un jour, dans un accès de colère, il frappa Lucette, pour la dernière fois et lui cria : « Va-t-en d’ici... j’en ai assez de notre vie commune... tu es libre... je ne t’aime plus... »
Cette scène horrible se déroula dans la chambre où l’amour le plus exacerbé, le plus passionné, les avait si souvent tenus enchaînés à ses voluptés.
C’était affreux le spectacle de cette lâcheté en face de cette douleur.
Lucette se traînait à ses pieds, versant des larmes, s’accrochant à lui, se cramponnant dans un ultime effort.
— Mon Max... mon Max... que t’ai-je fait ?... la colère t’aveugle...
”
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Fernand de Vazquez,  Esclave amoureuse (1913)

“ Lucette revit les instants de jadis et sa chair est en joie.
Elle vibre d’avance, des frissons la parcourent, et ce n’est pas la peur et ce n’est pas la honte qui la font tressaillir, c’est le bonheur qu’elle espère et attend.
Max la fesse ainsi qu’il faisait d’ordinaire.
Mais la fessade ne suffit pas.
Il faut la volupté complète.
La main, c’est pour l’enfant.
Et la verge, le fouet sont pour la femme.
Il est là, le fouet, sur le mur tendu de rouge, sa panoplie, à côté des verges souples. Le fouet triomphant, qui brûle peau et chair de ses cinglées savamment distribuées.
”
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Fernand de Vazquez,  Esclave amoureuse (1913)

“ Lucette a gardé, dans son vice, une pudeur charmante qui exacerbe le désir du tyran adoré.
Elle cache en ses mains son visage lorsque Max la flagelle.
Et leur volupté s’en accroît.
Si ce soir elle est nue dans ses bras, prête au supplice, à la torture habituelle, il sait que cet amour-là ne finira jamais.
Dans la chambre aux tentures lourdes, la passion de la flagellée se perpétue et ne s’arrêtera qu’au dernier sanglot de la vie.
Max, de nouveau, dispose les verges et le fouet.
Le mystérieux silence prépare les râles et les cris.
”
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