Résumé

Portrait de Michel Ribaud Michel Ribaud Japonais et Ainos dans le Yeso… (1897)

Le 23 juin, au soir, nous sommes en vue du village japonais de Uragawa. Au bout de la longue courbe que fait ici la côte, à une lieue en avant, nous apercevons un petit phare sur les rochers, dessinant son aiguille blanche sur l'azur du ciel. La route, ici, c'est la plage, au sable très gros comme desgraviers, sable peu consistant qui rend notre marche pénible. Il n'y a pas d'autre chemin en cet endroit. La grande forêt se dresse impénétrable à notre gauche ; l'homme n'y a pas encore porté la hache.
Source : Gallica

Portrait de Michel Ribaud Michel Ribaud Japonais et Ainos dans le Yeso… (1897)

Des cités superbes naissent à la place des bois défrichés : Hakodaté, Mororan, Otaru, Kushiro, Nemuro, ne le cèdent en rien à plusieurs grandes villes du Nippon. Sapporo, la capitale, créé d'une seule pièce comme Saint-Pétersbourg, s'élève magnifique du sein des bois séculaires, se couvre de palais, devient dans cette contrée neuve le premier siège de l'industrie et de la science. Sapporo est une affirmation du génie de l'homme, un témoignage éloquent de la supériorité de son intelligence et de son souverain domaine sur la nature brute qu'il plie et transforme à son gré.
Source : Gallica

Portrait de Michel Ribaud Michel Ribaud Japonais et Ainos dans le Yeso… (1897)

De temps à autre, un Aino se montre au loin, le visage enfoui sous son épaisse chevelure noire; puis de nouveau la solitude et le calme solennel des pays primitifs.
Nous sommes ici à dix lieues du rivage. Comme ce doit être triste et sauvage, là-bas, au fond, dans ces hautes montagnes qui se dessinent vaguement à l'issue de notre long couloir, dans le centre de celle grande île, que l'homme civilisé n'a pas encore atteint, dans ce coeur du Yeso jusqu'ici inviolé !
Nous venons de traverser la rivière de Piratori sur une barque plate.
Source : Gallica

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