Vin de riz

Définition et enjeux

Jan Eduard Van Someren Brand,  Histoire naturelle populaire. Les Grandes cultures du monde… (1905)

“ Le vin de riz se boit toujours chaud ; on le sert dans de petites théières d'étam maintenues à la température voulue. Plus il vieillit, meilleur il est. Aussi les gens aisés se targuent de ne consommer que du vieux vin, ce qui n'empêche pas le vin qu'on vous sert dans une cahute de pêcheur d'être très agréable. Il est regrettable que, vu le peu d'alcool qu'il contient, ce vin ne puisse pas supporter le voyage jusqu'en Europe. ”
Source : Gallica

César Gardeton,  Dictionnaire des alimens , précédé d'une hygiène des tempéramens… (1826)

“ Les Orientaux font du pain de riz ; mais comme ce pain est assez désagréable par lui-même, ils y mêlent du seigle et du millet pour le rendre meilleur ; ils font aussi un vin de riz qui est d'un blanc ambré, et d'un goût aussi bon que le vin d'Espagne ; ce vin porte aisément à la tète, et enivre plus fortement que les autres vins. Les Chinois en font leur boisson ordinaire. Le riz sert à faire des potages en gras et en maigre, et des entrées ; il se mange communément au lait. ”
Source : Gallica

Édouard Hocquard,  Une campagne au Tonkin (1892)

“ Ce liquide a une odeur et une saveur supportables, mais il coûte cher; on ne le voit que sur la table des riches mandarins ou du roi.
Le vin de riz tel qu'on l'achète chez les confiseurs est très impur et par conséquent très préjudiciable à la santé ; il donne une ivresse qui lui est particulière et qui a quelque chose d'effrayant. On rencontre parfois dans les rues des gens du peuple qui se sont grisés avec du vin de riz de mauvaise qualité. Leur face rouge écarlate contraste avec le teint pâle des Annamites qui les environnent, ce qui les fait vite reconnaître à distance.
”
Source : Gallica

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