Résumé

M. Payen Revue des Deux Mondes

C’est qu’en classant la viande par catégories de morceaux, sans avoir égard à la qualité de chaque animal, on décourage l’éleveur et l’engraisseur. Ni l’un ni l’autre n’auront d’intérêt à choisir ou à perfectionner les races, à obtenir les animaux les plus fins de chair et de graisse, puisqu’ils ne recevront pour le produit du dépeçage que le même prix moyen, quelle que soit la qualité, et l’on entrera désormais dans une voie contraire à celle que l’administration de l’agriculture indique dans ses programmes, et récompense dans les concours nationaux et universels.
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M. Payen Revue des Deux Mondes

L'ALIMENTATION PUBLIQUE
LA VIANDE DE BOUCHERIE ET LES CONSERVES ALIMENTAIRES
Les alimens si variés dont l’homme fait usage peuvent être, on l’a vu déjà [1] , rangés dans deux classes distinctes : les uns dits respiratoires, parce que sous l’influence de la respiration ils éprouvent une combustion humide qui fournit la chaleur utile à l’entretien de notre température [2] ; les autres, appelés plastiques, assimilables ou réparateurs, parce que seuls ils sont de nature congénère de nos tissus, qu’ils peuvent développer ou réparer en s’y assimilant ou s’y appliquant à l’aide de la digestion.
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M. Payen Revue des Deux Mondes

Il suffit de rappeler l’accroissement considérable de la consommation des subsistances, de celles surtout qui caractérisent une civilisation plus avancée, qui élèvent la force et la durée moyenne de la vie parmi les populations. Ne voit-on pas jusqu’en 89 l’agriculture de la France, sur une égale superficie, nourrir avec peine et d’une manière parcimonieuse 24 millions d’habitans consommant chacun bien moins de pain de froment et de viande que chaque individu de la population actuelle du même pays, qui atteint aujourd’hui le chiffre de 36 millions et s’est accrue de 50 pour 100 ?
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