Résumé

Albert Ladureau Société nationale d'encouragement à l'agriculture… (1882)

Messieurs, je voudrais dire un mot sur l'emploi des engrais en général. Lorsque le cultivateur n'est pas habitué à employer des engrais chimiques, il commence par montrer une vive préférence pour l'azote, il veut de l'azote, parcequ'il voit bleuir ses récoltes.
Quant à l'emploi de l'acide phosphorique, c'est tout autre chose ; le fabricant peut constater exactement que la récolte de betteraves qui provient d'un engrais incomplet, c'est-à-dire dans lequel l'azote domine ou se trouve seul, est moins bonne ; mais il ne se rend pas compte de la cause.
Source : Gallica

Albert Ladureau Société nationale d'encouragement à l'agriculture… (1882)

Nous connaissons tous les impôts de consommation qui frappent le sucre, le vin, les alcools, l'eau-de-vie, la bière, le genièvre. Mais un impôt qui frappe directement un produit de l'agriculture, j'avoue que je n'en connais pas, sauf celui qui frappe le tabac. Le tabac est considéré comme un objet essentiellement de luxe ; il est monopolisé par l'État, et je ne sache pas que l'État veuille monopoliser la betterave.
Source : Gallica

Albert Ladureau Société nationale d'encouragement à l'agriculture… (1882)

Lorsqu'on parle de dégrèvements d'impôts au profit de l'agriculture, il ne faudrait pas perdre de vue que toute réduction sur un impôt direct, fait une brèche irréparable à l'équilibre du budget, sans profit sensible pour le consommateur, tandis que la réduction sur un impôt de consommation, sur celui du sucre, par exemple, n'y ferait qu'une brèche peu durable, avec grand profit pour la production et la consommation.
Source : Gallica

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