Charles-Émile Jacque

Charles-Émile Jacque

Résumé

Portrait de Charles-Émile Jacque Charles-Émile Jacque Le Poulailler

L’espèce est une des plus fortes parmi les poules d’agrément. La chair est délicate, la ponte remarquable, l’incubation nulle. Elle est l’espèce huppée par excellence, et ce qui fait son ornement principal en fait aussi une race impropre à la vie de-basse-cour, car sa huppe si belle, si développée par le beau temps, ne devient plus, par la pluie, qu’un masque matelassé et impénétrable qui lui enveloppe la tête ; son plumage est aussi un des plus riches comme des plus variés, et présente, avec ceux du bentam et du hambourg, l’exemple d’une régularité merveilleuse.
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Extrêmement petits et légers, coq et poule ont la forme exacte et peut-être exagérée des cochinchines les mieux faits. Chaque partie du corps se détache en un lobe distinct, et son plumage de soie, extrêmement fin et blanc, accompagné d’une forte demi-huppe renversée un peu en arrière, forme le plus étrange contraste avec ses joues, ses barbillons, sa crête frisée d’un rouge sombre presque noir et son oreillon d’un bleu de ciel verdâtre et nacré.
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Lorsque, par négligence ou économie mal entendue, les béliers d’un troupeau, n’ayant pas été changés, ont servi à la saillie de brebis issues d’eux-mêmes, ou qu’un jeune mâle, conservé intentionnellement, a dû couvrir ses sœurs, il naît souvent de ces alliances des agneaux d’un brun noir. Nous voyons ici le noir servir de passage du blanc naturel au blanc albin, car, tout en paraissant en contradiction avec moi-même, je ne puis voir dans nos belles races de moutons que des variétés fixées de l’espèce primitive et que je pense être le mouflon d’Europe.
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