Victor Rendu

Résumé

Victor Rendu,  La basse-cour (1873)

“ A l'état de nature, le lapin a assez d'instinct pour se soustraire à l'inclémence des saisons, et mettre ses petits en sûreté ; il sait se creuser un terrier, et choisit, à cet effet, un terrain sec et meuble, capable néanmoins de résister aux éboulements. Toutes les fois qu'un bois, un fourré se trouve à sa portée, il s'y loge; à son défaut, il fait élection de domicile dans les haies, les buissons, mais il ne gîte qu'à la passade dans les champs, à la différence du lièvre qui, par goût, vit à la belle étoile, sur la terre nue, en plein sillon. ”
Source : Gallica

Victor Rendu,  La basse-cour (1873)

“ A peine, en effet, ont-ils
aperçu un ruisseau ou une mare, ils n'écoutent plus rien, vont droit à l'eau, et s'y précipitent à l'envi : la pauvre poule, éperdue, pleine d'angoisses, a beau les rappeler de ses cris désespérés, et les suivre tout effarée le long du bord, l'escadrille n'en poursuit pas moins ses évolutions, étonnée sans doute de ne pas voir la mère partager ses jeux, et ne comprenant rien à son anxiété et à ses terreurs : l'instinct ici est plus fort que l'éducation, il parle en maître absolu.
”
Source : Gallica

Victor Rendu,  La basse-cour (1873)

“ Autant dans leur premier âge elles se plaisent dans la société les unes des autres, autant aux approches de la maternité la vie en commun les jette dans une agitation fiévreuse; elles se poursuivent et se harcellent sans relâche. C'est bien pis vraiment si l'une d'elles fait mine de travailler au berceau de sa progéniture : ses compagnes, jalouses, lui arrachent de la gueule les matériaux de son nid, profitent d'un instant d'absence pour s'introduire dans son domicile et y mettre tout à sac, sans épargner les nouveau-nés ; à ces désordres anarchiques, le régime cellulaire est l'unique remède. ”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature