Charles de Franciosi

Résumé

Charles de Franciosi Lettres à Mme Z. L. sur la botanique (1868)

L'éclair aux fleurs jaunes, c'est la chélidoine, ainsi appelée du nom grec de l'hirondelle dont le retour est marqué par la floraison de la plante. Or l'hirondelle, c'est l'amour maternel comme le dit en ces vers un mien ami, poète trop modeste pour être connu :
J'ai vu dans les cieux l'hirondelle Porter ses petits tour à tour, Elle va, vient, revient ; près d'elle Chacun s'empresse avec amour.
L'éclair marque les soins maternels.
Le laurier, qui couronne les guerriers vainqueurs, doit être l'emblème de la gloire.
Source : Gallica

Charles de Franciosi Lettres à Mme Z. L. sur la botanique (1855)

Faut-il vous dire : Les vins de l'Est ont le goût de pierre à fusil; ceux du Midi, le goût de cuit ; ceux de Bordeaux, le goût d'encens ; ceux de Bourgogne, le goût d'églantier, de rose fanée ; ceux de l'Orléanais et de la Touraine, le goût de framboise et de violette pour les rouges, de fleurs de sureau pour les blancs?
Faut-il vous dire qu'outre le vin, le raisiné, le sirop et le sucre de raisin, l'alcool ou esprit-devin, levaisin fournit encore le tartre, le vinaigre, le vert-de-gris?
An fond d'un noir cellier, la grappe de raisin, Dans une urne est plongée et s'enivre de vin.
Source : Gallica

Charles de Franciosi Lettres à Mme Z. L. sur la botanique (1858)

Gardez vos plantes, allez leur donner vos soins de chaque jour, l'abri salutaire quand le soleil les brûle de ses ardeurs ; la goutte d'eau que réclament leurs feuilles penchées , lorsque la voûte du ciel demeure fermée. Mais empêchez vos chers petits anges de se laisser séduire par un coloris éclatant, par un fruit sucré. Et pour vous mêmes , si vous détachez par hasard une rose du buisson, souvenez-vous que la fleur n'est nulle part aussi belle que sur la tige où elle est née, et que sous la corolle embaumée se cache l'épine aux douleurs cuisantes.
Source : Gallica

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