Chélidoine

Définition et enjeux

André Talmont,  La Science à travers champs. Promenades botaniques… (1888)

“ La FICAIRE FAUSSE RENONCULE (ficaria ranonciiloccles) vulgairement appelée fausse chélidoine se distingue par sa tige lisse, rameuse et couchée, par ses feuilles glabres; en cœur à pétiole engaînant, et par ses fleurs d'un jaune luisant qui s'épanouissent de mars en mai. On connaît encore cette plante sous les noms d'éclairette, scrofulaire, herbe aux hémorrhoides, et on la rencontre fréquemment
sur les bords des ruisseaux ou dans les enchevêtrements d'épines et de ronces de certains buissons.
”
Source : Gallica

Portrait de Pierre Bulliard Pierre Bulliard,  Histoire des plantes vénéneuses et suspectes de la France… (1784)

“ NOUS avons en France quatre espèces de ce genre ; la chélidoine majeure est celle qui mérite le plus de trouver place dans cet ouvrage, parce que beaucoup de personnes la mettent en usage sans prendre assez de précaution, & peuvent être victimes de leur peu de défiance. La chélidoine glauque ne peut pas être regardée non plus comme une plante innocente ; mais on ne l'emploie jamais comme aliment, & lorsqu'il arrive qu'on la fait servir à la préparation de quelque médicament , c'est toujours par le conseil des gens de l'art, & alors on n'est pas exposé à s'en empoisonner (1) . ”
Source : Gallica

Jules Sichel,  Nouveau recueil de pierres sigillaires d'oculistes romains pour la plupart inédites… (1866)

“ Cornar, p. 57) ; « herbae chelidoniae succus. oculis mire proderit » (p. 62) . Enfin, il fait entrer dans un collyre liquide « chelidoniae herbae succum »
(p. 72) . L'histoire de la plante chelidonium pourra être complétée par des recherches dans Théophraste, Dioscoride, etc.
La réputation antique de la chélidoine est loin d'être complètement éteinte : conservée par les auteurs du moyen âge, elle a traversé les siècles, et vit encore dans la médecine populaire.
”
Source : Gallica

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