Résumé

Ferdinand Faideau Histoire naturelle illustrée : les plantes (1922)

Cette beauté est déjà frappante chez les plantes inférieures; rien n’est aussi charmant que les Mousses lorsqu’à la fin de l’hiver elles dressent, au sommet de leur tige délicate, le fin filament que
termine la mignonne capsule sphérique ou ovoïde; les Algues, les Champignons offrent aussi à l’artiste des aspects intéressants. Quant aux Fougères de nos pays, elles sont la grâce même : avec un seul organe visible, la feuille, une seule couleur, le vert, elles réalisent ce miracle d’être variées à l’infini dans leur port, dans leurs contours et dans leurs nuances.
Source : Gallica

Ferdinand Faideau Histoire naturelle illustrée : les plantes (1922)

On peut comparer cet homme-humanité qui ne meurt jamais à un laboureur ou à un jardinier dont la vie entière est occupée aux soins qu’il donne à la végétation. Depuis le lever du soleil jusqu’à son coucher il vit avec les plantes, il les soigne, il les arrose, il les plante, il les repique, il les arrache, il les récolte, il les vend. Il consacre un certain temps chaque jour à nettoyer le sol, à ratisser les allées afin d’arrêter l’invasion des herbes folles, mais ses principaux efforts sont consacrés aux grands champs cultivés ou aux plantes du potager qui doivent le nourrir.
Source : Gallica

Ferdinand Faideau Histoire naturelle illustrée : les plantes (1922)

Puis, c’est la poussée des hautes herbes : Graminées aux nuances ternes, mais gracieuses quand même par la disposition de leurs inflorescences, Millepertuis aux corolles dorées, Coquelicots écarlates, Bouillon blanc à la colonne de fleurs jaune pâle érigée sur un imposant piédestal de feuilles épaisses et cotonneuses, et bien d’autres plantes encore que des semis de hasard apportèrent en ce lieu.
L’automne amène la déchéance des plantes à fleurs; leur tige se dessèche, leurs feuilles jaunissent, se flétrissent, s’envolent à tous les vents.
Source : Gallica

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