Émilie Carpentier

Résumé

Émilie Carpentier La botanique d'Andrée (1887)

Voyez, Jean a très bien placé, dans le microscope, les étamines d'un pois ; elles forment un groupe de neuf, et un second groupe d'une seule étamine.
LÉNA. — Oh! que celle-ci est jolie, elle a deux petites portes très élégantes, en vérité, ouvertes de chaque côté.
ANDRÉE. — C'est une étamine d'épine-vinette; quand elle est arrivée à maturité, le pollen qui la gonfle veut sortir, et il se forme
ces ouvertures, par lesquelles il s'échappe. Il y a des étamines à une loge, à deux, à quatre, mais le plus curieux, c'est le pollen.
Source : Gallica

Émilie Carpentier La botanique d'Andrée (1887)

Ne crains rien pour ta plante, Jean, je vais écarter tout doucement la terre pour montrer à nos amis le travail qu'elle a déjà accompli.
LÉNA. — Il y a une vraie racine avec quantité de petits filaments.
ANDRÉE. — C'est ce qu'on nomme le chevelu; chacun de ces fils est muni d'un suçoir par lequel la plante va chercher dans la terre les sucs qui sont nécessaires à sa nourriture; quand elle les a pris, elle les transforme dans sa racine selon ses besoins ; ainsi, la racine des plantes est à la fois leur bouche et leur estomac.
Source : Gallica

Émilie Carpentier La botanique d'Andrée (1887)

De distance en distance, la nature l'a pourvu d'une feuille assez large, dentelée sur les bords, gaufrée dans toute son étendue et dont le pétiole porte, à l'endroit où il sort de la tige, une grosse vésicule en forme de poire. Toutes ces vésicules, remplies d'air, sont comme autant de petits ballons qui forcent les tiges à s'élever à la surface des mers et maintiennent ainsi les feuilles étalées sur les flots.
ANDRÉE. — N'est-ce pas merveilleux, cette organisation des moindres plantes se modifiant pour les besoins ou les climats, dis, Léna, est-ce que cela ne t'intéresse pas?
Source : Gallica

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