Henry Pierret, Promenades botaniques de tous les mois (1885)
“ Le temps de notre intimité avec elle est resté pour Laure et pour moi un des plus doux souvenirs de notre jeunesse. Nous voici donc chargés de bottes de genêt, de mélilot, de valériane, de feuilles de ronce, nous acheminant vers le logis ; nous avions pris entre nous, Louis et moi, le grand panier de la petite Madeleine qui, portant sur son dos sa charge de linaigrette, et s'avançant péniblement courbée sous son fardeau, devait faire de loin l'effet d'un gigantesque colimaçon parti pour entreprendre une promenade dans les champs à la recherche des bardanes. ”
