“ En un éclair, il passa dans le cerveau de l’homme toute une série d’images : Sa femme malade ; son fils, cinq ans, petit être innocent qu’il chérissait ; la cour d’assises, le stigmate, et pour les siens, la honte. ”
Stigmate
Définition et enjeux
Le terme « stigmate » désigne une marque visible ou un signe distinctif, souvent lié à une honte ou une souffrance. Étudié par divers auteurs, ce concept traverse les domaines médical, religieux et littéraire. Ubald Paquin le rattache à la honte familiale, Emmanuel Régis le relie à l’impulsivité en tant que marque de dégénérescence, tandis que Paul Verlaine l’utilise dans un cadre mystique.
Les textes révèlent une diversité d’approches, allant de l’analyse psychiatrique aux représentations symboliques. Le stigmate, selon ces sources, incarne à la fois une blessure physique, morale ou sociale, et une trace indestructible dans l’âme ou la nature.
Citations sur “stigmate”
Histoire poétique de la bienheureuse Marguerite-Marie… (1897)
“ Céleste pamoison ! Blessure de l'amour, stigmate ineffaçable... O coup par Dieu porté : Notre sainte garda toujours inguérissable Une plaie au côté ! ! On ne la voyait point, mais sa douleur intense Délicieusement Faisait brûler d'amour, brûler sans résistance, La vierge au coeur aimant ! Et, chaque mois, depuis, lorsque brille l'aurore Du « Premier Vendredi », le divin Bien-Aimé, Montrant son Sacré-Coeur, vient raviver encore L'ineffable tourment du stigmate imprimé ! ”
Charles Joliet,
Le crime du pont de Chatou
(1882)
“ Les familles, vous le savez, ont encore le regrettable préjugé de taire et de cacher le plus longtemps possible la vérité sur un de leurs membres atteint de folie, comme si cette affection mentale était inavouable et portait en elle un stigmate déshonorant. ”
Emmanuel Régis, Précis de psychiatrie (5e édition… (1914)
“ Capitale à ce point qu'on peut dire, sans crainte de se tromper, que ce qui caractérise essentiellement la dégénérescence, ce qui lui donne son empreinte et en constitue le stigmate fondamental, c'est l'impulsivité. ”
Elie Méric, L'autre vie. Tome 1 (1900)
“ Si vous étudiez les lois de transmission des maladies constitutionnelles, de ces maladies effrayantes qui infectent l'homme, et dont le nom rappelle trop souvent une femme souillée, un foyer déshonoré, déjà marqué pour les deuils de la mort, vous reconnaîtrez, avec les médecins dont les observations instruisent et épouvantent, que l'homme peut ou infecter sa compagne innocente et marquer ainsi du stigmate honteux, le fruit de leur union, ou, dans d'autres cas, atteindre indirectement et exclusivement l'enfant qui naît pour mourir. ”
Alfred Maury,
Revue des Deux Mondes
“ D’autre part, ces maladies appartiennent à l’ordre de ces affections nerveuses qui se propagent aisément par l’imitation, et qu’il est également facile de simuler. Tel est le principe qui nous paraît dominer l’histoire des stigmatisés, soit qu’on suive la maladie des stigmates et de l’extase dans son aspect le plus respectable, comme effet réel d’une profonde surexcitation du moral, — soit qu’on l’observe dans les formes singulières que depuis deux siècles surtout l’orgueil et l’imitation lui ont fait contracter. ”
Yves Delage,
L'Hérédité et les grands problèmes de la biologie générale…
(1903)
“ On peut aussi supposer qu'il y a quatre facteurs, deux pour les situations haute et basse du stigmate et deux pour celles des anthères, et que, si le facteur du stigmate, en situation basse par exemple, se développe, il force à rester latents, non seulement celui du stigmate en situation haute, mais aussi celui des anthères en situation basse, ne laissant se développer que celui des anthères en situation autre que la sienne. ”
Paul Verlaine,
Parallèlement (Édition accompagnée de documents inédits…
(1914)
“ Aimez, aimez ! ô chères Esseulées, Puisqu'en ces jours de malheur, vous encore, Le glorieux Stigmate vous décore. ”
Alfred Maury,
Revue des Deux Mondes
“ On peut supposer que, dans ces accès d’extase qui mettent l’imagination hors d’elle-même et font perdre au moi conscience de ses actes, les stigmates ont été souvent imprimés par le mystique sans qu’il en ait eu connaissance. Le malade est devenu le jouet d’une hallucination qui lui représente des rayons célestes ouvrant dans ses membres les plaies qu’il se fait lui-même. Le retour fréquent de semblables hallucinations a pu rendre chronique cette stigmatisation d’abord tout artificielle. ”
Siméon Chaumier, La Tavernière de la cité, par Siméon Chaumier (1835)
“ Autrefois on l'avait connue belle et vermeille, cette femme, lorsqu'elle avait dix-huit ans ; mais aujourd'hui le masque, né de la grossesse de cette fille mère, donnait à sa physionomie un sentiment de honte, d'opprobre, de remords parasite : c'était le type du déshonneur qui se sent... En regardant ce stigmate dénonciateur, vous eussiez dit une éclaboussure plâtrée là par la main des vices , ignoble , indélébile, satanique... Honte et malheur!... ”
G. Dumas, Revue des Deux Mondes
“ On a donc le droit de négliger quelques-unes des ressemblances merveilleuses et précises que les historiens des mystiques ont signalées dans les faits déjà si étranges de la stigmatisation ; mais, à cette réserve près, on ne peut douter qu’ils aient vu les faits qu’ils rapportent, et, à vrai dire, ce n’est pas de cette authenticité matérielle que la psychologie a jamais douté. Ce qui la préoccupe beaucoup plus, c’est la bonne foi des stigmatisés eux-mêmes. Ont-ils vu réellement ces stigmates éclore sur leur peau ? ”
Ch. Féré, Revue des Deux Mondes
“ L’hérédité accumulée aboutit à la production d’individus souvent reconnaissables à des malformations physiques, et à des émotivités anormales, qui constituent ce qu’on appelle les stigmates physiques et les stigmates psychiques de la dégénérescence. ”
Paul Hartenberg, Physionomie et caractère : essai de physiognomonie scientifique (1908)
“ Les stigmates volontaires consistent en une volonté instable, irrégulière, sans persévérance, tantôt entravée d'aboulies, tantôt au contraire coupée d'impulsions irrésistibles, à la boisson, au vol, à l'incendie, à l'homicide, au suicide. ”
“ La force de leur piété faisait apparaître sur leurs mains les stigmates miraculeux, et moi, mon ardeur d’admiration m’a ouvert sur l’âme, à l’âge des saintes ignorances et des puretés immaculées, les stigmates des ulcères moraux dont saignèrent tous les grands malades modernes. Oui, dans ces années où je n’étais encore et toujours que le collégien, ami du petit Émile, et qui se cachait de sa mère pour ses lectures, je me suis assimilé en pensée les émotions que l’enseignement craintif de mes maîtres m’indiquait comme les plus criminelles. ”
Maurice de Fleury, Manuel pour l'étude des maladies du système nerveux (1904)
“ L'explication des stigmates permanents nécessite l'intervention d'une conception complémentaire : le rétrécissement du champ de la conscience. Un phénomène psychique n'est vraiment définitivement complet que lorsqu'un acte spécial de l'esprit, nous a permis de le rattacher à notre personnalité. Il y a là un travail de synthèse, une opération de systématisation qui nous fait grouper, en notre moi, les phénomènes de la vie cérébrale. Il y a aussi un nombre donné de ces phénomènes qui, à tout moment, est susceptible d'être reconnu par l'esprit comme une dépendance de la personnalité. ”
Antoine-Jacques-Louis Jourdan, Dictionnaire raisonné, étymologique… (1834)
“ STIGMATIQUE, adj., stigmaticus (slÍgma, stigmate ) ; qui appartient au stigmate. Lobes stigmatiques. STIGMATOPHORE, adj., stigma- tophorus (aTt"lp.a., stigmate, çspw , porter) . Épithète donnée par H. Cassini à la partie du style des Synanthérées qui porte les stigmates. STIGMATOPNÉS, adj. et s. m. pl., Stigmatopnea, (~, trou, ~7rvsw, respirer) . Nom donné par Goldfuss, Fischer, Ficinus et Carus à une famille de la classe des Polymériés, comprenant ceux qui respirent par des stigmates. ”
comtesse de Louise-Eléonore-Charlotte-Adélaide d'Osmond Boigne, Récits d'une tante (Vol. 3 de 4…
“ Les stigmates, laissés par les sangsues, lui permettaient d'attribuer son changement à la maladie.Je n'ai guère vu de spectacle plus triste que celui de cet homme, à qui on ne peut refuser une capacité peu ordinaire et auquel sa profonde indifférence pour tout ce qui ne blesse pas son amour-propre donne l'air d'une habituelle bonhomie, bouleversé et accablé à ce point par un revers d'ambition. S'il avait pu attaquer le nouveau ministère avec le même acharnement que le dernier, son chagrin aurait été moins poignant ”
G. Dumas, Revue des Deux Mondes
“ Quant à la souffrance que le sujet éprouve réellement dans ses stigmates, même s’ils sont invisibles, elle s’explique bien plus facilement que les stigmates eux-mêmes et ne diffère pas des innombrables variétés de douleurs brûlantes, cuisantes, lancinantes, déchirantes, qu’on peut provoquer par suggestion chez un grand nombre de névropathes. ”
G. Dumas, Revue des Deux Mondes
“ Et les stigmatisés de droite auraient-ils su qu’ils ne devaient pas parler de la vision obsédante des cinq plaies, bien que la plupart de leurs prédécesseurs l’aient décrite avant eux et lui aient donné comme l’autorité d’une tradition ? Si l’on veut s’en tenir au scepticisme absolu dans cette difficile question des stigmates, on se heurte non-seulement à des enquêtes ecclésiastiques et médicales qui méritent crédit, mais à la logique interne et profonde qui gouverne le jeu de nos images mentales, leur développement et leur rapport avec les phénomènes du corps. ”
François Graz, L'aliénation mentale chez les prostituées… (1901)
“ Nous n’insistons pas sur ces anomalies, clont la valeur au point de vue du rapport avec les troubles mentaux n’est rien moins que démontrée (1) , et nous passons à un ordre de stigmates beaucoup plus inté-ressants à notre pointde vue, les stigmatespsychiques. Au pointde vue intellectuel nos malad.es sont presque toutes des arriérées : 6 savent lire seulement. 6 sont totalement illettrées. Les autres savent tout juste lire et écrire ; une seule a une instruction un peu plus étendue. ”
Paul Vermalle, L'anthropométrie des dégénérés… (1911)
“ Si nous envisageons aussi l'hérédité le plus souvent chargée de ces sujets, le vagabondage dont, jeunes ou vieux, ils sont presque tous atteints, la débilité mentale que nous avons tant de fois relevée et enfin, tous les stigmates dégénératifs dont ils sont porteurs, nous verrons « que ces mensurations anormales coïncident sur les sujets examinés avec de multiples signes de dégénérescence et qu'elles sont l'expression d'une constitution physique viciée dans son développement». ”
Paul Hartenberg, Physionomie et caractère : essai de physiognomonie scientifique (1908)
“ Personnages trompeurs, dangereux, dont il faut toujours se défier, car l'éclat de leur talent qui éblouit dissimule le vide absolu du reste. Les stigmates émotifs des dégénérés sont très variables. D'une façon générale leur sensibilité, leur impressionnabilité est excessive et capricieuse. Ils sont exposés à tous les troubles pathologiques de l'émotivité : anxiété, doute, scrupules, phobies, obsessions, perversions sensuelles. Le plus souvent ils sont égoïstes, vaniteux, parfois pessimistes et misanthropes. ”
Philippe Van Tieghem,
Traité de botanique
(1884)
“ Le bord épaissi du carpelle où les ovules s'attachent est le placenta. Enfin l'ensemble ainsi formé par la région élargie du carpelle est l'ovaire. Le prolongement étroit du limbe où pénètre la nervure médiane, ne porte rien sur ses bords; c'est le style. Enfin la languette; où se termine la nervure médiane, a sa surface hérissée de papilles et de poils qui sécrètent un liquide visqueux; c'est le stigmate. Le funicule de l'ovule est traversé par une petite nervure, qui est une branche de la nervure marginale ou placentaire du carpelle; le point où il s'attache à l'ovule est le hile. ”
Paul Rebierre, Le timide délinquant : la question de responsabilité et l'expertise (1914)
“ Cependant des experts ont semblé parfois accorder trop d'importance à ces prédispositions latentes et ont ainsi prêté le flanc à la critique des profanes. En cherchant trop bien dans le passé d'un sujet, on note aisément quelque accident, quelque antécédent, quelque indice capable d'expliquer par l'anormalité psychique un acte délictueux. On se laisse impressionner par l'existence de vagues stigmates physiques. ”
Michel Corday,
Charlotte Corday
“ Mais on pourrait retrouver des stigmates du même ordre chez un individu quelconque. Il n’y a pas d’être absolument normal. Et nous devons nous défier de ces recherches a posteriori, de ce besoin d’étroit classement, alors que tout est nuance. ”
La pratique neurologique (1911)
“ On peut considérer les divers stigmates psychiques on syndromes de la dégénérescence, les tics, les impulsions et les obsessions, la folie, du doute, le délire du toucher, les inversions génitales, etc., comme relevant d'un même substratum psychologique, l'intensité particulière des images mentales. ”
Gallus, L'amour chez les dégénérés : étude anthropologique… (1905)
“ Chez tous les dégénérés dont, jusqu'alors nous avonsétudié les anomalies sexuelles, chez les sadistes, les masochistes, les fétichistes, les érotiques, nous avons toujours trouvé comme stigmates indélébiles et symptomatiques l'impulsion et l'obsession. Non moins fortes, non moins tyranniques que celles des autres pervertis de l'aipour, sont les impulsions et les obsessions qui commandent aux pensées et aux actes des uranistes. ”
Traité de pathologie mentale, publié sous la direction de M. Gilbert Ballet… (1903)
“ DESCRIPTION. — Comme l'a montré J. Falret, les persécutés-persécuteurs offrent les caractères des aliénés héréditaires, des fous moraux et des raisonnants. Ils en ont les stigmates physiques : asymétrie crânio-faciale, malformations diverses, tics, bégaiement, etc.;. ils présentent souvent des crises choréiques où convulsives. Ils en ont aussi les stigmates psychiques. Des leur enfance, ils s'étaient fait remarquer par leur" indocilité, par leur entêtement, leur vanité excessive, souvent par leurs mauvais instincts. ”
Gustave Doré,
Versailles et Paris en 1871
(1907)
“ Ce qui le frappa chez les autres, c'est l'outrance maniaque, la déchéance imbécile, les tares, les stigmates bourgeonnant dans une crise de misère physiologique accrue par un accès de folie obsidionale. ”
Pierre Biessy, Etude médico-psychologique de la vie et de l'oeuvre de Villiers de l'Isle-Adam (1923)
“ G’est qu’à côté de pa-ges d’un grandiose ou d’une élévation morale qu’on ne saurait discuter, se placent des chapitres troubles, où l’au-teur semble chercher à remuer les plus dangereux côtés de l’âme humaine. Cette tare mystérieuse qui perturba la vie et imprima à l’oeuvre ses stigmates, nous allons chercher à la définir maintenant, en reprenant tous les symptômes épars, notés au cours de cette étude, pour les synthétiser en une con-clusion définitive. ”
Jean Legrand, Les Invalides cérébraux (1908)
“ S’il est vrai que les stigmates psychiques sont encore ce qu’il y a de plus caractéristique de l’anormalité, il ne faut pas s’étonner que la plupart de ceux qui se sont consacrés à son étude, particulièrement en France, leur aient exclusi-vement, ou presque, appliqué des méthodes psycholo-giques, d’abord de recherche, puisde traitement. ”
Traité de pathologie mentale, publié sous la direction de M. Gilbert Ballet… (1903)
“ On différenciera les bouffées ambitieuses avec excitation maniaque des débiles, des dégénérés, par la précocité de leur apparition, la.soudaineté de leur début, sans prodromes, et de leur disparition; la nature, pauvre et débile plutôt que démentielle du délire (persistance de la mémoire, conservation relative de la conscience, etc.) ; la présence des stigmates de dégénérescence, l'absence des stigmates paralytiques; la notion.des antécédents héréditaires et personnels, etc. ”
A. Barine, Revue des Deux Mondes
“ La science moderne a apporté une troisième explication, qui exclut tout ensemble la supercherie et le surnaturel. Le phénomène des stigmates est à présent bien connu et bien étudié, car il s’est reproduit un grand nombre de fois depuis saint François et toujours dans des conditions analogues. ”
Albert Mathieu, L'hygiène du goutteux (1896)
“ Toutefois la théorie de la dégénérescence a marqué un sensible progrès dans la connaissance des maladies mentales et des névroses. Les stigmates physiques, c'est-à-dire les vices de conformation indiqués par Morel comme un signe d'une origine héréditaire suspecte, sont considérés par les médecins alienistes comme ayant une réelle valeur diagnostique ; certains d'entre eux sont même portés à exagérer leur valeur et ils en arri - vent, par une tendance bien naturelle chez des spécialistes, à voir des dégénérés partout. ”
Emmanuel Régis, Précis de psychiatrie (5e édition… (1914)
“ B. Déséquilibration, désharmonie : α) Lacunes [sentiments affectifs (inaffectivité) . Sens moral (amoralité) . Sentiments éthiques] ; (i) Aptitudes et penchants (Emotivité. Entraînements passionnels et instinctifs. Irritabilité. Impulsivité. Perversions sexuelles ) . 3° Facultés sociales : Inadaptabilité scolaire, familiale, professionnelle, corporative, militaire, sociale. Mysticisme religieux et politique. La nomenclature ci-dessus constitue, bien entendu, une simple réunion de vices d'organisation susceptibles de devenir des stigmates de dégénérescence. ”
Jean-Louis Alibert, Précis théorique et pratique sur les maladies de la peau… (1832)
“ On conçoit facilement quelle est l'affreuse perspective dé ces individus, qui conservent toute leur vie les stigmates des plus déplorables dégradations, qui sont signalés partout comme entachés d'un levain morbide, qui sont contraints de s'interdire tous les rapports sociaux, qui, souvent même, transmettent à des enfans une des plus tristes conditions de leur existence ”
Ernest Bersot,
Mesmer et le magnétisme animal…
(1879)
“ Au commen- cernent de 1868, les stigmates, qui rappellent les plaies de la passion, commencent à se déclarer chez elle, accompagnas d'extases, qui ont le caractère tantôt d'obsession diabolique, tantôt de contentement divin, et elle rend les scènes du crucifiement et de la résurrection. Elle passe à l'état "de pur esprit, ne mangeant pas, ne dormant pas, demeurant jusqu'à trois ans et demi sans connaître des nécessités humiliantes. Un médecin français, le Dr Bourneville, a critiqué la légende1. Des faits rapportés, il regarde les uns comme communs aux hystériques ”
