Résumé

A. Barine Revue des Deux Mondes

Tandis que le Dieu des pauvres, celui qui s’est ému d’une divine pitié pour les souffrances de l’humanité, tombait dans l’oubli et s’endormait d’un sommeil qui devait durer onze siècles, la pitié et la tendresse remontaient au ciel avec lui et s’endormaient à ses pieds. C’est à les réveiller tous trois que s’attachait désespérément l’ardent prédicateur d’Assise. Il les appelait à grands cris et avec larmes, sachant bien que c’était ce qu’il fallait à ce pauvre monde aigri par la souffrance. Pourvu qu’ils comprissent tous que la folie de l’Évangile est la vraie sagesse !
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A. Barine Revue des Deux Mondes

Le malentendu avec la vie consistait à s’être rendu esclave de ses faux biens : richesses, honneurs, vanités et superfluités de toute sorte, au lieu de se jeter sur le trésor sans prix qu’elle offre à tout venant : la liberté. Il dépendait des auditeurs de saint François de secouer à l’instant même, et à jamais, les soucis qui leur rendaient l’existence semblable à une chaîne, et d’être aussi libres, aussi joyeux que l’oiseau sur la branche. Le remède était à leur portée ; ils n’avaient qu’à étendre la main, qu’à vouloir : ils n’avaient qu’à épouser la Pauvreté.
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A. Barine Revue des Deux Mondes

Il semblait vraiment qu’en ce temps-là, dès qu’on se trouvait en présence de saint François ou qu’on parlait de lui, le ciel versât sur la terre une lumière nouvelle... Il rayonnait comme l’étoile brille dans l’obscurité de la nuit, et comme le matin se déploie au-dessus des ténèbres. »
Il était, en effet, « un homme d’un autre siècle. » Nous ne possédons pas de sermon de saint François, mais nous connaissons les idées qui faisaient le fond de sa prédication, et il est certain que les chrétiens n’avaient rien entendu de pareil depuis l’âge apostolique.
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