Ernest Bersot,
Essai sur la Providence
(1853)
“ La puissance d'aimer qui s'agitait en elle, sans se connaître, s'est essayée maintenant, et dans cette épreuve elle s'est reconnue comme l'aspiration invincible de notre être vers l'infini. Où est cet infini, son objet véritable? En Dieu, hors du monde des sens, dans le monde de l'immuable perfection? Oui, il doit être là; c'est là, en effet, le dernier terme de nos désirs, le lieu de la parfaite félicité. L'âme tente cette entreprise nouvelle, elle rompt avec le monde extérieur, elle ne veut plus de commerce qu'avec l'esprit invisible. ”

