Résumé

Portrait de Ernest Bersot Ernest Bersot Ernest Bersot, fragments de ses lettres à sa famille… (1913)

Nous nous raccrochons à tout ce que nous pouvons pour ne pas nous ennuyer. Je vais avec tout le monde, avec les dévots, avec les impies, mais toujours indévot avec les uns et les autres. Je vais avec les amis et les ennemis de l'autorité de notre école, gardant toujours mon opinion; je vise à l'estime de tous, à l'amitié le personne; je m'habitue à vivre, à attacher peu de valeur à mes relations avec ceux qui m'entourent, tout en ne les négligeant pas, et me les conciliant si je peux. Je songe qu'il y a à Bordeaux et à Surgères quelques gens qui m'aiment sincèrement et cela me suffit.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Bersot Ernest Bersot Ernest Bersot, fragments de ses lettres à sa famille… (1913)

Je vais avoir de beaux congés, depuis ce soir mercredi jusqu'à l'autre vendredi, sauf une classe du samedi qui ne compte pas. Que le bon Dieu me donne un peu de ce soleil qui lui coûte si peu, et je me charge de passer de bonnes vacances, sans sortir de Versailles et de ses bois. Mais on est en plein hiver, froid et neige revenus comme de plus belle. Vous êtes là-bas les heureux de la terre, sauf quand il pleut; pour nous, nous habitons la région des glaces, des brouillards, des neiges, du givre, des rhumes de cerveau, des nez violets, des quintes de toux, des cabans et des paletots.
Source : Gallica

Portrait de Ernest Bersot Ernest Bersot Ernest Bersot, fragments de ses lettres à sa famille… (1913)

Versailles, 27 avril 1830.
Ma chère amie, je ne sais pas si vous êtes en été à Bordeaux : ici nous sommes encore comme en hiver : vent, pluie, et petit froid qui avertit de ne pas quitter les lainages. Les abricotiers et pêchers ont beau être en fleurs, on ne s'y fie pas, et on garde son paletot et ses robes ouatées. Il y a bien pourtant quelques rossignols qui, sur la foi du calendrier, se sont mis à chanter le printemps; on sent que tout va partir au premier rayon de soleil, mais ce premier rayon se fait attendre. Je vais souvent voir s'il vient.
Source : Gallica

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