Résumé

Portrait de Charles de Rémusat Charles de Rémusat Correspondance de M. de Rémusat pendant les premières années de la Restauration… (1883-1887)

Je suis jalouse en Louis XIV de ce que vous me paraissez monté à ne jamais regarder qu'à Henri IV ? Si jamais je puis parvenir à me ressaisir de vous, je me viderai le coeur là-dessus, et vous m'accorderez qu'ils ont été admirablement les rois de leur temps. Le tact est, je crois, le grand moyen en toute chose, et ces
deux monarques en avaient tous deux si bonne dose, qu'ils sont parvenus à ce grand succès des rois habiles, je veux dire de se rendre maîtres de l'esprit de leur siècle, en commençant par ne pas s'en écarter.
Source : Gallica

Portrait de Charles de Rémusat Charles de Rémusat Correspondance de M. de Rémusat pendant les premières années de la Restauration… (1883-1887)

Ne brisez pas votre logique contre la sienne, et ménagez-vous, dans vos discussions avec elle, cette gaieté de l'esprit qu'elle aime et qui la tire souvent du principal pour s'arrêter à la forme qui l'a séduite. C'est une recette qui ne m'a guère manqué avec
elle, et que vous pouvez employer mieux qu'un autre. Au reste, elle me paraît fort contente de vous ; elle m'écrit qu'elle aime à vous voir, que vous l'amusez, et que vous donnez du mouvement à son esprit. Mais elle est de ces personnes qu'il ne faut guère essayer de convaincre ; ce qu'elle a pensé une fois, elle le pensera toujours.
Source : Gallica

Portrait de Charles de Rémusat Charles de Rémusat Correspondance de M. de Rémusat pendant les premières années de la Restauration… (1883-1887)

En vérité, il y a là de la magie. J'ai tort de dire en vérité, car la magie serait de l'art, et vous, esprit et coeur, vous êtes vraie, voilà tout le prestige. Oui, oui, nous avons été surpris de recevoir votre Ami du Roi 1, et nous vous remercions et surtout M. Manavit, de cette obligeance. Croirez-vous que Z. et sa mère l'envoient chercher chez ma tante : « C'est tout ce que j'aime, dit l'une. – Ah ! que je suis aristocrate ! dit l'autre en levant les yeux au ciel. – Vous n'êtes donc pas monarchique ? » dis-je moi, entre mes dents.
Source : Gallica

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