Résumé

Portrait de Prosper Mérimée Prosper Mérimée La passion d'un auteur : réponse à Prosper Mérimée… (1889)

La mort! Ah. grand Dieu je ne puis voir ce nom accouplé au vôtre! Je me sens aveuglée rien qu'en écrivant ses lettres qui n'ont aucun sens pour moi, aveuglée par ces larmes salées et cuisantes qui brûlent mon cerveau avant de remplir mes yeux, qui écorchent, et qui blessent mon cœur. Mon cœur est votre cœur, et, vous parti, comment pourrait-il battre encore, ou se soulever que pour une lugubre agonie de mort, une mort vivante éponvantable Une mort « lente et très douloureuse » dites-vous et je lis ces mots, mais ne puis en saisir le sens ces mots ne sont pas pour vous!
Source : Gallica

Portrait de Prosper Mérimée Prosper Mérimée La passion d'un auteur : réponse à Prosper Mérimée… (1889)

Le monde était tout nouveau, mais il ne se composait encore que de peu de gens, et ceux-ci n'avaient pas encore 'appris combien de mal, de tristesse et de malheur, la terre peut supporter; ils gardaient encore quelque chose de la fraîcheur et de la nouveauté joyeuse de la vie. Ils en gardaient trop, au goût de Satan, lorsqu'il quitta son propre royaume un matin, et vint faire une ronde sur la terre. Si peu d'âmes étaient encore descendues en enfer, qu'il avait une masse de temps à dépenser, et il était d'une disposition par trop inquiète et trop énergique pour le dépenser à ne rien faire.
Source : Gallica

Portrait de Prosper Mérimée Prosper Mérimée La passion d'un auteur : réponse à Prosper Mérimée… (1889)

Dans la première douleur de la perte, nous ne pouvons admettre qu'il vaille mieux pour ceux qui s'en vont de s'en aller que de rester auprès de nous mais cette certitude, lorsque l'amour est réel comme était le nôtre, finit avec le temps par apporter avec elle la paix et le soulagement. Vous m'avez si fortement secourue par votre amitié lorsque, il y a peu de temps, le chagrin s'était si cruellement abattu sur moi, permettez-moi d'essayer de vous secourir, maintenant que je sais combien votre propre cœur doit être triste et blessé et chargé de douleur. Votre 'amie toujours.
Source : Gallica

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