Maurice de Fleury

Élements biographiques

Maurice de Fleury,  Manuel pour l'étude des maladies du système nerveux (1904)

“ Un malade, suffisamment intelligent, en possession du jeu complet et normal de ses appareils périphériques du langage, ayant la notion psychique intacte d'une idée, capable de comprendre le sens des mots lus et entendus, peut écrire le mot qui représente l'idée conçue, mais ne peut pas articuler ce même mot. Ce qu'il a perdu, c'est le souvenir de ce qu'il faut faire pour imprimer aux organes du langage l'ébranlement nerveux coordonné qui donne lieu à l'émission de la parole : en ce sens l'aphémie est une amnésie, comme d'ailleurs toutes les autres variétés d'aphasie. ”
Source : Gallica

Maurice de Fleury,  L'insomnie et son traitement (1894)

“ Or, la privation de sommeil — outre qu'elle est, pour la plupart, extrêmement pénible, — a, comme on sait, l'influence la plus fâcheuse sur l'état de la nutrition. Consécutive à une hyperexcitation du système nerveux central, elle engendre à son tour un état plus marqué, plus haut d'excitabilité; le mal appelle le pire : un cercle vicieux se ferme, la dénutrition par insuffisance de réparation s'établit, d'où l'épuisement et l'amaigrissement rapides chez ceux qui dorment peu ou qui dorment mal. ”
Source : Gallica

Maurice de Fleury,  Manuel pour l'étude des maladies du système nerveux (1904)

“ Les nuits sont déplorables. Ou bien il ne s'endort que très avant dans la nuit, après s'être longtemps agité dans son lit, ou bien après s'être endormi lourdement sur la digestion de son dîner, il s'éveille à minuit ou une heure du matin, complètement rassasié de sommeil ; et, jusqu'au petit jour il appelle en vain le repos. S'il dort d'une façon à peu près continue, des rêves pénibles l'assaillent, faits de visions dramatiques, qui le laissent au réveil, plus las qu'il ne l'était en se couchant. ”
Source : Gallica

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