Hémorragie cérébrale

Définition et enjeux

Jules Falret Études cliniques sur les maladies mentales et nerveuses

L’invasion est souvent brusque dans le ramollissement comme dans l’hémorragie cérébrale ; l’embarras de la parole peut également s’y rencontrer assez souvent ; l’hémiplégie, quoique fréquente, est loin d’être constante, et peut être remplacée par une paralysie des deux côtés du corps, plus souvent même que dans l’hémorragie cérébrale. Cela a lieu, soit primitivement dans les ramollissements des parties centrales du cerveau, soit consécutivement, dans le cas où le ramollissement, existant d’abord dans un seul hémisphère, s’étend ensuite à l’hémisphère opposé.
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Paul Rudaux Précis élémentaire d'anatomie, de physiologie et de pathologie (1929)

Hémorragie cérébrale. — On donne ce nom à tout épanchement de sang dans la substance cérébrale, il se produit à la suite de la rupture d'une artériole du cerveau. Le sang épanché détruit ou comprime les régions cérébrales avec lesquelles il est en rapport.
Le début est le plus souvent brusque, il y a apoplexie; quelquefois l'hémorragie survient pendant le sommeil et à son réveil
le malade constate qu'il ne peut plus remuer un membre ou toute une moitié du corps, dans ce dernier cas il y a hémiplégie.
Source : Gallica

Maurice de Fleury Manuel pour l'étude des maladies du système nerveux (1904)

Chez l'adulte et le vieillard, le déterminisme pathologique est infiniment plus complexe. Tantôt les causes prédisposantes sont celles de l'hémorragie cérébrale ou du ramollissement, et l'on note dans les antécédents du malade une affection du coeur et des reins, de l'artério-sclérose généralisée, une affection pulmonaire chronique tussigène, la constipation (Oppenheim) ; ici l'hémorragie survient parce que la tension sanguine trop élevée rompt une paroi vasculaire altérée plus ou moins.
Source : Gallica

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