Pierre Thadée Collongues, De la recherche du signe certain de la mort et de l'unité de la vie… (1893)
“ Toutes les fois que le cœur cesse d'agir, l'action cérébrale s'anéantit d'excitation. Toute la vie animale est subitement perdue. L'homme à l'instant où son cœur est mort, cesse d'exister pour ceux qui l'environnent, comme dans la rupture d'un anévrisme, d'une plaie au cœur et aux gros vaisseaux. C'est encore de cette façon que nous mourons dans les affections vives de l'âme. Un homme expire à la nouvelle d'un événement qui le transporte de joie, ou qui le plonge dans une affreuse tristesse, à la vue d'un objet qui le saisit de crainte, d'un ennemi dont la présence le met en fureur. ”
