Résumé

Victor Parant De la possibilité des suppléances cérébrales (1875)

Il ne faut pas, pour expliquer plus facilement ces cas d'aphasie, recourir à des lésions inaperçues de l'hémisphère droit ou des autres parties de l'encéphale. Quand une embolie de l'artère sylvienne gauche produit un ramollissement des circonvolutions frontales, et au même moment supprime la faculté du langage, il est bien évident que l'embolie n'a pas produit de modifications pathologiques dans l'état anatomique de l'hémisphère droit, ni même dans les parties de l'hémisphère gauche situées en dehors de la fluxion collatérale qui se fait autour de l'infarctus.
Source : Gallica

Victor Parant De la possibilité des suppléances cérébrales (1875)

Nous devons admirer combien la nature s'est montrée prévoyante et sage en nous construisant double l'appareil si compliqué, si précieux, de nos facultés intellectuelles et sensitives. Sans cet admirable artifice, la lésion d'un seul hémisphère cérébral nous aurait privé du plus noble de nos priviléges, de cette puissance intellectuelle qui brille de tout son éclat dans l'homme et à laquelle il est redevable de l'empire souverain qu'il exerce sur tous les autres animaux.
Source : Gallica

Victor Parant De la possibilité des suppléances cérébrales (1875)

Si les différentes fonctions sont localisées; si elles ont dans l'encéphale un lieu d'élection d'où elles tirent leur incitation, assurément, ce lieu détruit, la fonction est perdue jusqu'au jour où la suppléance sera établie. Si les localisations n'existent pas, la suppléance n'a pas de raison d'être. C'est l'ensemble du cerveau qui dès lors a la faculté de présider à l'exercice de n'importequelle fonction.
Source : Gallica

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