Hémianesthésie

Définition et enjeux

Georges Gilles de la Tourette Leçons de clinique thérapeutique sur les maladies du système nerveux… (1898)

Toutefois, n'allez pas conclure hâtivement à l'existence d'une hémianesthésie durable superposée à la paralysie, si le malade n'accuse pas in situ de sensations douloureuses à la piqûre. A la vérité, l'hémianesthésie peut parfaitement accompagner l'hémiplégie motrice née d'une hémorragie cérébrale et demeurer permanente, mais il faut savoir aussi que, même dans les cas où la paralysie persistant, la sensibilité doit revenir inaltérée, pendant les cinq ou six jours qui suivent l'attaque cette sensibilité reste toujours émoussée, toujours moins évidente que du côté resté sain.
Source : Gallica

James Purves-Stewart Le diagnostic des maladies nerveuses (1910)

L'hémianesthésie capsulaire (qui, cela va sans dire, est causée par une lésion non de la capsule même, mais de la région postéro-externe du thalamus) n'est jamais de type monoplégique, mais affecte toujours la moitié entière du corps, le tronc y compris. L'hémianesthésie par lésion thalamique, comme nous l'avons vu, est associée à des douleurs paroxystiques d'une acuité intolérable dans les membres affectés et la face du côté opposé et aussi quelquefois à de l'hémi-hyperesthésie à la douleur et à la température.
Source : Gallica

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