Hémolyse

Définition et enjeux

Édouard Agasse-Lafont Les applications pratiques du laboratoire à la clinique… (1929)

On voit que, par hémolyse, on entend, non pas la destruction de tous les éléments figurés du sang, c'est-à-dire des globules rouges et des globules blancs, mais seulement des premiers de ces éléments.
Les solutions ou les substances qui produisent l'hémolyse sont des solutions ou des substances hémolysantes : elles sont douées d'un pouvoir hémolysant.
Mais une distinction doit être faite à leur sujet.
Pour les unes, le pouvoir hémolysant tient à leur nature même : il en est ainsi, par exemple, de l'eau pure, des acides, etc.
Source : Gallica

Georges Froin Hématolyse & hématogenèse, bactériolyse & bactériogenèse (1910)

Tant qu'une substance étrangère n'influence l'hémolyse que dans l'ensemble et n'en trouble point l'ordonnance physiologique générale, la migration des seuls éléments adultes est constante. Mais si la proportion des substances hématolytiques spécifiques ne se maintient pas dans les limites imposées par la biologie normale, ou si ces substances s'altèrent, on voit survenir alors l'anarchie la plus profonde dans la vie cellulaire de l'appareil anatomique qui constitue le sang.
Source : Gallica

Maurice Debove Traité élémentaire de clinique médicale… (1905)

Quand l'hémolyse est légère, les déchets globulaires sont repris par le foie et la rate qui est tuméfiée ; cela sans hérnoglobinurie; l'hémolyse est-elle moyenne, une part de l'hémoglobine passe dans l'urine; enfin dans les cas de destruction globulaire intense l'ictère peut apparaître, et l'anurie se déclarer, grâce à l'abondance des débris hématiques qui oblitèrent les tubuli du rein.
Source : Gallica

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