Henry Salin

Élements biographiques

Henry Salin Pathogénie de l'hémoglobinurie paroxystique "a frigore"… (1912)

D'une façon générale, on s'accorde à écrire, sous le nom d'hémolysine des substances hémolysantes, organiques, naturelles ou artificielles, jouissant des deux propriétés suivantes :
1° De n'agir qu'en présence de complément, c'est-àdire d'être inactivables par le chauffage à 56° et réactivables par l'addition de sérum frais complémentaire :
2° D'être spécifiques, c'est-à-dire d'exercer toujours leur action vis-à-vis de la même espèce de globules.
A l'opposé des hémolysines, se trouvent toutes les substances organiques ou non susceptibles d'exercer une action hémolysante.
Source : Gallica

Henry Salin Pathogénie de l'hémoglobinurie paroxystique "a frigore"… (1912)

Ainsi donc, le froid n'agit qu'en traumatisant des globules déjà fragilisés par la sensibilisation, et depuis les cas où l'hémolyse ne s'exerce qu'à l'aide du froid jusqu'à ceux où elle se fait sans refroidissement, on trouve tous les intermédiaires.
C'est également en traumatisant les globules, que le froid agit dans le cas de lésion sérique. Il fragilise des globules qui sont, en apparence, protégés, et permet sur eux la fixation de l'hémolysine libre dans le sérum.
Source : Gallica

Henry Salin Pathogénie de l'hémoglobinurie paroxystique "a frigore"… (1912)

Nous admettons, en résumé, que le phénomène de Donath et la fragilité globulaire spéciale relèvent de la même pathogénie, à savoir la présence d'hémolysine dans le sang; seulement, dans un cas, les hémolysines se fixent, comme cela est de règle dans les faits expérimentaux, sur les globules rouges, les globules rouges restent par conséquent fragilisés, et l'on observe la fragilité globulaire spéciale tandis que le sérum demeure dépourvu d'action.
Source : Gallica

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