Résumé

Pierre Hornus Hémoglobinurie paroxystique, essai pathogénique (1904)

Il nous reste à examiner les faits que nous venons de relater, et à rechercher quelles conclusions nous pouvons en tirer au point de vue de la pathogénie des accès d’hémoglobinurie paroxystique. Notre intention n’est pas d’étayer sur ces faits une théorie nouvelle expliquant tous les cas de cette étrange maladie qui est encore si mal connue. L’unité morbide de cette affection n’est pas assez nette, et nous ne voudrions pas, nous basant sur une seule observation, soutenir qu’il n’y a pas là un syndrome dont les causes, dont le mécanisme intime puissent varier avec chaque malade.
Source : Gallica

Pierre Hornus Hémoglobinurie paroxystique, essai pathogénique (1904)

La fluxion du rein se juge, en quelque sorte, tantôt par une décharge d’albumine dissoute, tantôt par une simple poussée d’albuminurie, et il est vraisemblable que cette variabilité dans la solution de la crise dépend, non seulement de l’intensité de la congestion, mais aussi du degré plus ou moins marqué de l’altération du sang ; on peut penser, en effet, que cette altération est de nature à augmenter sous l’influence du refroidissement de la surface du corps et que, par suite, elle est d’autaut plus prononcée que ce refroidissement est plus vif et plus durable .
Source : Gallica

Pierre Hornus Hémoglobinurie paroxystique, essai pathogénique (1904)

Comment se produit l’hémoglobinurie ? L’hémoglobine se retrouve dans les urines sans qu’il y ait, en même temps, de globules rouges; or, comme cette hémoglobine ne peut provenir que des hématies, il est certain que l’hémoglobinurie doit être précédée de la destruction des globules. Mais oii se fait cette destruction ? Les globules passent-ils dans l’urine entiers, et subissent-ils seulement à ce niveau une action particulière qui les dissolve, ne laissant intacte que l’hémoglobine libre dans l’urine ?
Source : Gallica

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