Résumé

Georges Paisseau Sur l'élimination et la rétention de l'urée dans l'organisme malade (1906)

L'urée entraîne avec elle l'eau chlorurée : d'où la rétention secondaire d'une certaine quantité de chlorures, capable de produire l'hydratation saline des tissus, de se traduire par l'augmentation du poids du corps et d'aboutir enfin à l'oedème. Si le taux de l'urée s'élève dans les liquides qui baignent les cellules, la nutrition des tissus peut être plus ou moins troublée, car l'urée, bien que peu toxique, est néanmoins plus nuisible pour les éléments anatomiques que le chlorure de sodium, au même degré de concentration.
Source : Gallica

Georges Paisseau Sur l'élimination et la rétention de l'urée dans l'organisme malade (1906)

On ne pourra donc déterminer la perméabilité du rein à l'urée en se bornant à doser ce corps dans l'urine, et à calculer la quantité que doivent en produire les aliments quotidiens. Ce qu'il faut, c'est, ou bien comparer la quantité d'urée qui sort du rein avec celle qui y pénètre, en dosant l'urée dans le sang, ou bien augmenter d'une quantité connue l'urée de l'organisme, au moyen d'une épreuve d'azoturie provoquée. Cette épreuve spéciale nous permet donc de déceler la rétention et de la mesurer.
Source : Gallica

Georges Paisseau Sur l'élimination et la rétention de l'urée dans l'organisme malade (1906)

En faisant varier l'azote alimentaire d'un individu maintenu à un régime fixe, il est possible de juger de la perméabilité rénale à l'urée d'après les variations consécutives de l'élimination urinaire. C'est le procédé employé par Kornblum (32) , qui avait constaté, dans ses expériences, que l'augmentation de l'azote alimentaire produisait moins vite l'élévation de l'urée dans l'urine chez le brightique, que chez le sujet sain, et inversement, que la diminution de l'azote des aliments était suivie moins rapidement de l'abaissement de l'urée urinaire.
Source : Gallica

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