Résumé

Georges Dickson Pathogénie de la fièvre bilieuse hémoglobinurique (1896)

On sait que, normalement, la rate est l’atelier de destruction des globules rouges, altérés ou vieillis ; or, dans la fièvre paludéenne, où les globules sont fortement atteints dans leur vitalité, la rate doit fonctionner activement, si l’organe est trop affaibli, l’élaboration des déchets globulaires devient impossible, de là, l’accumulation de l’hémoglobine dans le plasma, l’absence de transformation en pigment noir, et l’hémoglobinhémie.
Source : Gallica

Georges Dickson Pathogénie de la fièvre bilieuse hémoglobinurique (1896)

Il est impossible d’autre part que la quinine produise l’hémoglobinurie vraie : celle qui s’accompagne d’hémoglobinhémie préalable ; sans doute la quinine détruit l’hémoglobine in vitro, mais on ne saurait admettre qu’elle se comporte de même à l’intérieur du corps même à dose élevée. Nous avons vu qu’en dehors du paludisme, des quantités considérables du médicament avaient pu être administrées sans produire d’accidents hémoglobinuriques. Nous avons observé des paludéens fortement infectés, traités par une médication quinique intense, qui jamais n’ont présenté d’urines sanglantes
Source : Gallica

Georges Dickson Pathogénie de la fièvre bilieuse hémoglobinurique (1896)

Depuis les travaux de Ponfick, depuis ceux de MM. Kelsch, Kiener et Laveran, il est établi que le processus paludéen est avant tout destructeur des globules rouges. Sous son influence l’hémoglobine se dissout dans le plasma et abandonne le globule; une partie de cette hémoglobine est reprise par le foie qui en fait du pigment biliaire, le reste forme le pigment ocre et mélanique. Si la destruction globulaire est abondante et rapide, l'hémoglobine dissoute se trouve en très grande quantité, elle est arrêtée par le foie qui la transforme en pigments biliaires : il y a polycholie.
Source : Gallica

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