Dyschromatopsie

Définition et enjeux

Ernst Fuchs Manuel d'ophtalmologie (1897)

La guérison de la dyschromatopsie congénitale est impossible. Quant à la dyschromatopsie acquise, elle est un symptôme fréquent de diverses maladies de l'appareil de la perception lumineuse, c'est-à-dire de la rétine, du nerf optique ou même des extrémités terminales centrales des voies optiques. Mais ce sont les maladies du nerf optique, et spécialement l'atrophie, qui donnent de loin le plus fréquemment lieu à des troubles du sens chromatique. Ces troubles ne manquent jamais, dès que, par suite de l'affection du nerf optique, l'acuité visuelle a considérablement baissé.
Source : Gallica

Charles Abadie Traité des maladies des yeux. Tome 2 (1876-1877)

La dyschromatopsie est très-rarement complète. On ne connaît que quelques cas rapportés par Huddart (2) , Rosier (3) et Galezowski (4) dans lesquels il y ait eu absence de perception de toutes les couleurs à la fois ou achromatopsie. Les sujets ainsi affectés ne distinguent que le noir, le blanc et les tons gris intermédiaires. Ils ne reconnaissent les objets que par leur forme, leur étendue et leur teinte plus ou moins foncée, mais restent forcément insensibles à tous les charmes de la couleur.
Le plus souvent, la dyschromatopsie ne porte que sur une seule des couleurs fondamentales
Source : Gallica

Henri-Bernard Bichelonne Précis clinique et thérapeutique de l'examen fonctionnel de l'oeil et des anomalies de la réfraction (1911)

Les constatations de Brailey et de Holmgreen dans les écoles en sont la preuve : la dyschromatopsie s'atténue dans les classes les plus élevées. La dyschromatopsie est le plus souvent acquise : elle s'accompagne presque toujours d'autres troubles visuels. Elle peut tenir à des lésions cérébrales, optiques ou rétiniennes.
Source : Gallica

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