Rétinite pigmentaire

Définition et enjeux

Charles Abadie Traité des maladies des yeux. Tome 2 (1876-1877)

Toutes les fois que le système vasculaire de la rétine aura souffert, toutes, les fois que l'intégrité fonctionnelle des cônes et des bâtonnets sera compromise, il surviendra de l'héméralopie, des scotomes, un rétrécissement plus ou moins marqué du champ visuel, sans qu'on soit en droit de conclure à l'existence de la rétinite pigmentaire. Nous croyons de même qu'il ne faut pas attacher une telle importance à l'absence ou à la présence du pigment.
Source : Gallica

Ernst Fuchs Manuel d'ophtalmologie (1892)

Il y a des cas de rétinite pigmentaire sans pigment, où l'atrophie de la rétine se développe sous la forme typique, mais où il n'y a pas de pigment immigré dans la rétine.
Comme traitement de la dégénérescence pigmentaire, on peut essayer l'iodure de potassium, les injections de strychnine, le courant constant, les cures sudorifiques, etc. On emploie, ces remèdes, plutôt pour satisfaire le malade, car, lors même qu'ils amènent quelque amélioration de l'acuité visuelle, ce n'est jamais que pour quelque temps.
Source : Gallica

Léon Oursel Contribution à l'étude des affections oculaires dans les troubles de la menstruation (1885)

Le cœur n'a pas été examiné, ce qui avait une certaine importance dans cette observation, qui paraît bien plutôt être une apoplexie rétinienne multiple vue à une période avancée de régression qu'une rétinite pigmentaire, En effet, dans cette observation, on ne trouve presque aucun des phénomènes rationnels qui caractérisent l'affection désignée sous le nom de rétinite pigmentaire : ni héméralopie, ni rétrécissement concentrique du champ visuel, ni pigment étoilé. De plus, un seul œil est pris. Les lésions de l'autre œil sont nulles ou à peu près ; la vision est normale dans l'œil droit.
Source : Gallica

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