Charles Abadie

Résumé

Charles Abadie Traité des maladies des yeux. Tome 2 (1876-1877)

Au point de vue de leur fonction, il y a, dit-il, dans la rétine deux éléments nerveux tout à fait distincts : l'un, la fibre nerveuse du nerf optique, est, comme le voulait Mariotte, insensible à l'action directe des rayons lumineux : ce n'est qu'un conducteur; mais l'autre, le cône ou le bâtonnet, représente l'appareil sensoriel par excellence : c'est dans cette couche externe des cônes et des bâtonnets que se forme l'image rétinienne ; c'est là que les vibrations lumineuses de l'éther se transforment et deviennent le point de départ des sensations lumineuses.
Source : Gallica

Charles Abadie Traité des maladies des yeux. Tome 2 (1876-1877)

Chacun peut constater sur soi-même, soit le relâchement progressif, soit la tension extrême de l'accommodation, en procédant de la façon suivante : on éloigne la lentille mobile jusqu'à la limite de la vision distincte et l'on constate le plus souvent, après un instant de repos, que les caractères, tout d'abord couverts de diffusion, deviennent brusquement nets comme si un voile se déchirait soudainement. En éloignant de nouveau la lentille jusqu'à ce que la diffusion reparaisse, on peut encore obtenir une ou plusieurs fois la reproduction du même changement.
Source : Gallica

Charles Abadie Traité des maladies des yeux. Tome 2 (1876-1877)

En effet, avant l'expérience, pour arriver à voir nettement avec les deux yeux, le sujet envoyait au muscle affaibli une dose d'influx nerveux plus considérable, le muscle se contractait plus énergiquement et l'harmonie des lignes visuelles se maintenait; mais, dès que, par le fait de l'interposition de la main ou du verre dépoli, la vision ne se fait plus qu'avec l'oeil sain, l'oeil malade abandonné à lui-même est entraîné par l'antagoniste du muscle paralysé et présente une déviation plus ou moins prononcée.
Source : Gallica

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