Résumé

Portrait de Félix Giraud-Teulon Félix Giraud-Teulon Physiologie et pathologie fonctionnelle de la vision binoculaire… (1861)

La conséquence physique, c'est le dessin d'une image renversée ; la conséquence physiologique, c'est la notion d'une ou de plusieurs directions rectilignes qui précisent la position où les positions relatives d'un ou plusieurs points de l'espace par rapport à l'oeil, et, conséquemment, par rapport à l'individu lui-même. Chaque point de l'hémisphère concave tapissé par la rétine correspond à un rayon de la sphère de l'espace, et rien qu'à lui. Il n'y a là ni renversement ni contradiction quelconques, mais une notion précise et exclusive. En deux mots, le sensorium ne voit pas l'image
Source : Gallica

Portrait de Félix Giraud-Teulon Félix Giraud-Teulon Physiologie et pathologie fonctionnelle de la vision binoculaire… (1861)

S'il existait des surfaces réfléchissantes parfaitement polies, l'oeil ne pourrait ni les distinguer, ni même en soupçonner l'existence; car les corps ne sont perceptibles à distance que par les rayons irrégulièrement réfléchis à leur surface, et tous les rayons régulièrement réfléchis font voir les points lumineux d'où ils sont sortis, et non pas les réflecteurs sur lesquels ils tombent. Si le globe de la lune, par exemple, était poli comme la surface d'un globule de mercure, nous ne pourrions pas le voir en le regardant, mais nous verrions seulement l'image du soleil qui l'éclairé.
Source : Gallica

Portrait de Félix Giraud-Teulon Félix Giraud-Teulon Physiologie et pathologie fonctionnelle de la vision binoculaire… (1861)

D'autre part, écartée de tous points de repère offerts à la vision binoculaire, l'image aérienne la captive en entier, elle forme tableau à elle seule, et n'est plus un simple dessin marqué sur un fond éclairé, comme dans le cas de l'examen avec un seul oeil ; vue à sa place réelle, isolée de toutes parts, l'image aérienne est comme une toile délicate suspendue devant les yeux, offrant à l'observateur avide une surface plus que double des surfaces les plus grandes que l'ophthalmoscope monoculaire ait jamais pu saisir à la fois.
Source : Gallica

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