La vision binoculaire désigne le mode de perception visuelle qui utilise simultanément les deux yeux, offrant des avantages tels qu’une meilleure détection des distances, un champ de vision élargi et une addition des signaux lumineux. Ce phénomène, étudié depuis l’antiquité par Ptolémée et développé par Ibn al-Haytham, a été approfondi au XIXe siècle par Charles Wheatstone, qui a mis en évidence le rôle de la stéréoscopie dans la perception du relief.
Les auteurs comme Édouard Meyer soulignent que la vision binoculaire est un acte cérébral, fondé sur la collaboration des deux yeux pour une localisation spatiale précise, tandis qu’Henri Parinaud insiste sur sa capacité à améliorer la perception de l’espace. Paul Bert, quant à lui, explique comment les humains utilisent conjointement leurs yeux pour recevoir des images sur les zones les plus sensibles de la rétine. Ces approches, alliant physiologie, neurologie et psychologie, révèlent la complexité du mécanisme de la vision binoculaire, indispensable à la compréhension des troubles visuels et à l’analyse des systèmes perceptifs.