Résumé

Édouard Meyer Rapport sur la vision binoculaire… (1896)

Lorsque nous regardons d'un seul œil, et sans déplacer la tête, des objets assez éloignés pour que l'accommodation ne puisse être utilisée, notre jugement sur leur distance absolue se sert de celle de tous ceux que nous voyons sur la ligne de visée, de la connaissance préalable de leur grandeur et de celle des objets qui les entourent, enfin de la perspective aérienne, c'est-à-dire de l'obscurcissement et du changement de couleur que les images d'objets éloignés subissent par le fait de la transparence incomplète des couches d'air qui séparent ces objets de l'observateur.
Source : Gallica

Édouard Meyer Rapport sur la vision binoculaire… (1896)

La vision binoculaire ne saurait non plus prétendre à de grands avantages sur la vision d'un œil pour les distances éloignées où il n'y a ni convergence des lignes du regard, ni images sensiblement différentes dans les deux yeux. Les conclusions à tirer, pour ces distances, de la perspective linéaire et aérienne, de la coloration et des ombres portées, des connaissances déjà acquises au sujet de la forme de la grandeur et de la distance des objets, sont aussi bien à la
portée d'un seul œil que des deux yeux.
Source : Gallica

Édouard Meyer Rapport sur la vision binoculaire… (1896)

Suivant son âge, suivant la peine qu'il prendra d'exercer sa vision monoculaire, ou plutôt son jugement à se servir des moyens qu'un seul œil peut fournir, il pourra cependant apprendre, après un temps plus ou moins long, à apprécier les distances ainsi que les dimensions de la profondeur. Il va sans dire qu'il ne réalisera jamais ni la combinaison de deux images stéréoscopiques ni l'expérience de Hering, mais on aurait bien tort de croire que tous ceux qui se trouvent dans ce cas ne possèdent ni la notion du relief, ni l'appréciation des distances, ni la vision corporelle.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature