Résumé

Pierre Lagleyze Du Strabisme, recherches étiologiques… (1913)

Toute la difficulté consiste à savoir quelle est la cause de la déviation permanente, en l'absence de l'acte accommodateur ; de là viennent les hypothèses d'un changement dans la structure musculaire ou d'autres anomalies. La position absolue d'équilibre correspondrait au relâchement complet des muscles; il n'est pas possible de vérifier un tel état sur le vivant, les muscles, même dans le regard vague, étant toujours soumis à l'innervation. C'est donc un repos relatif, le seul que nous puissions considérer, « dans lequel l'innervation qui gouverne le muscle échappe à la conscience du sujet. »
Source : Gallica

Pierre Lagleyze Du Strabisme, recherches étiologiques… (1913)

Le strabisme convergent des hypermétropes aura plus de probabilités de se corriger, quand le sujet possède une bonne acuité visuelle aux deux yeux ; le réflexe de la convergence entrera en jeu, et contribuera à l'acte de la vision binoculaire. C'est pourquoi les strabismes convergents alternes, aussi bien les périodiques que les permanents, sont ceux qui se prêtent le mieux au traitement optique, car chez la plupart la réfraction est égale aux deux yeux, et surtout l'acuité visuelle y est normale d'ordinaire.
Source : Gallica

Pierre Lagleyze Du Strabisme, recherches étiologiques… (1913)

« La ténotomie remédie à un trouble d'innervation, et elle agit en affaiblissant le muscle dont on recule l'insertion. » Selon lui, c'est à cette insuffisance, bien plus qu'à l'action mécanique, que la ténotomie doit son efficacité. Il ajoute : « Cet affaiblissement, cette insuffisance musculaire s'explique surtout par la diminution de l'étendue d'enroulement du muscle. Plus l'enroulement est considérable, c'est-à-dire plus l'insertion du muscle se rapproche du pôle antérieur, plus l'action musculaire, s'exerce efficacement dans le sens de la rotation du globe. »
Source : Gallica

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