Trouble cérébral

Définition et enjeux

René Du Mesnil Maricourt Donatien (1865)

Maintenant, si un homme est moralement dévoyé, c'est qu'il est atteint dans les fonctions cérébrales, qu'il y a anomalie, trouble, déviation dans l'organisme ; que ce soit atrophie, hypertrophie, consistance inégale des parties, lésions, épanchements, squirres, dépressions, ossifications, il n'en est pas moins vrai que ces causes agissent de façon à modifier la substance des organes cérébraux ; oui, monsieur, des
organes, car le cerveau est complexe ; c'est une agrégation d'organes, et dès lors.
— Ouf ! soupira le docteur Selvage. Aurez-vous bientôt fini ?
Source : Gallica

Alfred Péon De la mélancolie avec délire (1874)

Tout violent travail morbide dans le voisinage du cerveau peut causer du trouble dans l'exercice de la pensée. Il faudrait d'abord savoir en quelle partie de cet organe est le siége de l'intelligence. Si l'on connaissait bien l'état physiologique du cerveau, on trouverait souvent dans son état pathologique et le lieu malade et le genre de maladie ; quant à nous, nous pensons qu'il est à la fois le foyer des mouvements volontaires, de l'intelligence, du sentiment et de la mémoire...
Source : Gallica

Paul Rebierre Le timide délinquant : la question de responsabilité et l'expertise (1914)

Mais les troubles qui portent sur le cortex, — et qui, par ce fait même qu'ils portent sur le cortex, se manifestent par des insuffisances psychologiques — sont tout aussi bien des troubles physiologiques.
Là vraie cause profonde de l'obsession, comme la vraie cause profonde de toute maladie mentale, réside donc en un trouble fonctionnel du cortex, trouble,qui a lui-même une cause physique. Pour en établir la nature, servons-nous d'abord de ce' guide précieux, et d'ailleurs indispensable, qu'est l'analyse psychologique :
(I) Arnaud, in Traité de Pathologie mentale, de Gilbert Ballet.
Source : Gallica

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