éréthisme

Définition et enjeux

Portrait de Louis Dimier Louis Dimier Les maîtres de la contre-révolution au XIXe siècle… (1907)

Ce degré d'éréthisme fatigue bientôt la nature humaine; en sorte qu'à supposer même qu'un peuple, et surtout le peuple français, puisse vouloir une chose longtemps, il est sûr au moins qu'il ne saurait la vouloir avec passion. Au contraire, l'accès de fièvre l'ayant lassé, l'abattement, l'apathie, l'indifférence succèdent toujours aux grands efforts de l'enthousiasme. C'est le cas où se trouve la France, qui ne désire plus rien avec passion, excepté le repos.
Source : Gallica

Hermann Pidoux Traité de thérapeutique et de matière médicale… (1875-1877)

L'éréthisme, c'est la susceptibilité morbide que contracte un organe, par suite de la privation ou de l'insuffisance de ces stimulus physiologiques ou naturels. C'est le signe le plus certain de la faiblesse. Or, les.
stimulants physiologiques de l'estomac, ce sont les aliments; le stimulant physiologique de tout l'organisme et du système circulatoire, du cœur en particulier, c'est le sang.
Une diète intempestive jette l'estomac dans un état d'éréthisme. Si vous joignez à cela l'anémie, toute l'économie partagera cet éréthisme.
Source : Gallica

Auguste Dumont Paris-Éros. Première série, Les maquerelles inédites

Cela me rappelle mes belles années vécues aux Indes où l’érotisme est le dogme religieux par excellence, où la volupté a l’intensité des volcans en éruption, dit le diplomate. Là, pas d’entrave conventionnelle à la passion ; rien des absurdes préjugés sociaux. On y jouit par tous les sens ; on y raffine les combinaisons. La grande vertu y est la jeunesse, la science est l’infini des sensations. Tout est dans le tout ; toutes les parties participent à son expansion. Tout y est divin, parce que rien n’y est perverti par la sanction arbitraire.
Source : Wikisource

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