Louis Reybaud

Louis Reybaud

Résumé

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud Revue des Deux Mondes

Jamais plaintes plus vives ne se firent entendre contre les excès du régime manufacturier ; on le dépeint comme une école de débauche, comme une source d’infection murale. Les populations s’y étiolent et s’y dégradent ; on y abuse non-seulement de l’adolescence et de l’âge mûr, mais aussi de l’enfance ; on y écrase sous le poids d’un travail forcé non-seulement les hommes, mais les femmes. C’est une exploitation odieuse qui se consomme à la face du ciel, et où la créature faite à l’image de Dieu descend jusqu’au rôle de la brute.
Source : Wikisource

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud Revue des Deux Mondes

De ce qu’on se sera dit et prouvé que l’homme est une machine, et qu’il ne faut pas lui tenir compte plus qu’à une machine du bien ou du mal qu’il fait, on n’en arrivera pas à avoir de l’affection pour l’humanité, mais de la pitié et presque de l’indifférence. L’amour, la charité, ne sont pas des sentimens inertes, mais chauds et actifs. On ne s’éprend pas d’une machine, on ne se dévoue pas à une machine, et l’idée qu’une passion n’est que le résultat d’un engrenage fortuit suffit pour tuer toute passion.
Source : Wikisource

Portrait de Louis Reybaud Louis Reybaud Revue des Deux Mondes

Nous vivons dans une époque de tempéramens, de concessions mutuelles, et on ne place aucun peuple dans la nécessité de vaincre ou de périr. Sans doute l’Angleterre a plus d’une fois, dans le cours des siècles, abusé de ses succès et écrasé ce qui faisait obstacle à son ambition. Vis-à-vis de la France, sa politique n’a pas toujours été juste ni loyale ; une jalousie profonde semblait surtout l’animer. Ainsi, tant que nos ports militaires étaient déserts, nos ports marchands inactifs, l’Angleterre nous abandonnait à nos destinées et nous honorait d’une majestueuse indifférence.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature