Résumé

A. Audiganne Revue des Deux Mondes

Le régime de la liberté répugne-t-il à l’idée d’ordre ? Non : il suppose l’ordre au contraire, car, en industrie comme en politique, il n’y a point de liberté sans règle. La liberté résulte de l’équilibre des forces diverses, destiné à prévenir tout choc, tout empiétement illégitime. Le travail demeure libre toutes les fois que le travailleur conserve la disposition de lui-même, qu’il peut choisir le métier auquel il appliquera son activité, en changer si cela lui convient, débattre les conditions de son concours, l’accorder ou le refuser quand bon lui semble. Chez nous, le travail est libre
Source : Wikisource

A. Audiganne Revue des Deux Mondes

Le premier mérite de l’esprit industriel, c’est de stimuler l’effort de l’homme, de secouer sa torpeur, de l’arracher à l’indolence et aux maux dont elle est la source ; il soutient, il développe l’énergie individuelle, et, en dirigeant nos forces vers un but commun, il conduit à ces grands résultats qui accroissent la sphère des conquêtes sur le monde physique et rendent véritablement l’homme le roi de la nature. Voilà de grands et sérieux avantages. L’industrie accroît-elle dans une égale proportion le cercle moral de l’individu ?
Source : Wikisource

A. Audiganne Revue des Deux Mondes

Le vaste champ ouvert au travail forme une arène où les peuples exercent leur génie divers pour le bien général des hommes, et où les conquêtes réalisées deviennent un fonds commun, source certaine de nouveaux progrès. La France y brillera toujours, nous l’espérons, par une initiative hardie, ingénieuse, que distinguent un goût délicat et un vif sentiment de l’harmonie des formes. Affaiblie par une crise sans exemple dans l’histoire, notre industrie porte en elle une force vitale qui l’a soutenue durant l’épreuve et qui lui conserve encore sa glorieuse mission.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature